Tennis

Un 300e succès en Grand Chelem pour Roger Federer

En battant Grigor Dimitrov, le Bâlois a ajouté une nouvelle ligne à ses statistiques vertigineuses, dont il est à la fois fier et surpris. Il affrontera David Goffin dimanche en huitièmes de finale

Avec lui, on ne compte plus. Sauf quand un joli chiffre rond et éloquent vient rappeler le génie et la longévité de ce champion d’exception. Ce succès du jour face à Grigor Dimitrov, outre une qualification pour les huitièmes de finale de l’Open d’Australie, a permis à Roger Federer de franchir la barre des 300 victoires en Grand Chelem (pour 49 défaites) et de se rapprocher du record absolu de 306 victoire pour 49 défaites détenu par Martina Navratilova. Tout simplement vertigineux. «C’est très excitant. C’est comme quand j’avais atteint ma 1000e victoire sur le circuit l’an dernier. Tu te réjouis et quand ça se produit c’est un moment particulier», reconnaît-il. Qu’évoque pour lui ce chiffre ahurissant? «Surtout la longévité. Je suis méga surpris d’atteindre ce chiffre. Surtout que ce fut souvent dur car les matchs se jouent au meilleur des cinq sets. Ce ne sont pas 300 matchs de 45 minutes. Il y en a eu un certain nombre de plusieurs heures.»

La première de ses 300 victoires en Grand Chelem fut contre Michael Chang en 2002 à l’Open d’Australie justement. «On jouait sur un petit court, le 3 je crois. Je me souviens que je marchais derrière lui et que j’ai vu son nom inscrit sur ses chaussures. Je me suis dit: wow, le mec a des chaussures à son nom. Ça m’a impressionné», raconte Federer, amusé.

La routine, ou presque

Pour le reste, le match face à Gregor Dimitrov, remporté 6-4 3-6 6-1 6-4, ne fut que routine. Ou presque. Le Bâlois avoue avoir connu des jours meilleurs. Il a concédé son deuxième break du tournoi et lâché son premier set face à un Bulgare plutôt convaincant, mais gêné par une blessure au coude. «Je n’étais pas à 100% et mon but était de réagir rapidement après la perte du deuxième set, pendant lequel j’ai un peu galéré. J’ai dû davantage me pousser aujourd’hui. Mais c’est qui est important c’est de quand même parvenir à gagner ces matchs où l’on n’est pas à 100%. »

En huitièmes de finale, dimanche, il affrontera David Goffin. Un joueur pour lequel il a énormément de respect. «J’aime son jeu, sa personnalité, avoue encore Federer. Il est calme, très calme. J’aime sa manière de se concentrer. Je m’attends à un match difficile.» Pour fêter une 301e victoire?

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