Olympisme

A un an des JOJ, horizon dégagé pour Lausanne 2020

Après des atermoiements, le Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse se réjouit de l’ouverture de la compétition dans un an. Le message est clair: les infrastructures seront livrées dans les temps

Les organisateurs des Jeux olympiques de la jeunesse voulaient y voir un symbole. Mercredi, les flocons tombaient sur l’esplanade du Flon, à Lausanne, à un an de la grande cérémonie d’ouverture. «Hier, c’était la victoire du LHC. Aujourd’hui, il neige. Tous les voyants sont au vert», s’est enthousiasmé Philippe Leuba, ministre vaudois de l’Economie. Le message est clair: tout est en ordre pour accueillir les 1880 jeunes athlètes qui s’affronteront dans la région début 2020. «Les chantiers se portent bien. Nous sommes très contents de respecter le calendrier et le budget.»

Même ton du côté de Virginie Faivre, fraîchement nommée présidente du Comité d’organisation après le décès brutal de Patrick Baumann. La multichampionne du monde de ski freestyle a le regard fixé sur 2020: «C’est la dernière année de préparation.» Son enthousiasme vise à dissiper pour de bon les inquiétudes. L’année dernière, une enquête du Temps révélait le retard pris dans l’organisation de l’événement et le manque de coordination des équipes. «La pression est extraordinairement intense», confiait un membre du comité exécutif sous couvert d’anonymat. L’organisation subissait alors un turnover important.

Aucune incertitude sur les infrastructures

Le directeur de la manifestation, Ian Logan, se réjouit d’avoir resserré les rangs. Et pour les retards dans la construction des bâtiments dénoncés à l’époque? C’était le fruit d’un processus démocratique, répond l’organisateur, qui a détaillé l’avancée du projet, site par site. Exemple à la vallée de Joux, où l’accueil des Jeux a fait l’objet d’un vif débat: deux associations s’opposaient à la construction d’un centre destiné au ski de fond sur la commune du Chenit. Un accord entre les deux parties a finalement été trouvé. Le projet, qui n’était pas indispensable pour accueillir les Jeux, est gelé jusqu’à la fin des épreuves olympiques.

Les organisateurs insistent sur un point: aucune incertitude ne plane désormais sur la livraison des infrastructures. A l’image du Vortex, bâtiment circulaire construit à Chavannes-près-Renens et qui sera terminé d’ici à la fin de l’année. Les sportifs vivront sous le même toit pendant toute la durée de la compétition avant de céder leur place, dès avril 2020, à des étudiants de l’Université de Lausanne. Un projet entièrement financé par des fonds privés.

Le budget de 40 millions de francs respecté

Autre motif de fierté: le budget annoncé de 40 millions de francs, dont 27 millions provenant de fonds publics, sera respecté. Le Comité international olympique, qui a injecté six millions de francs dans le projet, s’en félicite. «Ce sont des Jeux qui ont du sens, qui portent des valeurs et qui reposent sur un dispositif intelligent», a salué Christophe Dubi, directeur exécutif des Jeux olympiques. Selon lui, l’événement permettra à l’institution de montrer son savoir-faire au cœur de la capitale olympique, où se trouve son siège.

Le grand public est d’ailleurs invité à prendre part à la fête. Excepté la cérémonie d’ouverture, qui se déroulera à la nouvelle patinoire de Malley, l’accès aux compétitions sera gratuit. Une stratégie pour attirer les familles.

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