Le CSI de Zurich ne compte pas pour la Coupe du monde. Et pourtant, il s'appuie sur un budget colossal: 5 millions de francs alors que le CSI-W de Genève (qui se déroule généralement au mois de décembre) tourne avec un budget de 1,5 million (dont 320 000 francs de récompenses).

A Zurich, le poste compétition proprement dit est légèrement inférieur et devisé à 920 000 francs alors que 1,2 million est attribué à la partie «show» (cette année avec la présence de cavaliers du Royaume hachémite de Jordanie, membres de la garde personnelle du roi Hussein) de la compétition. Les autres postes (500 000 francs pour les constructions et 1,93 million consacré au personnel, à la sécurité, à la publicité, etc.), complètent les 5 millions.

Chapitre recettes, les entrées rapportent 2,75 millions (il se murmure en coulisses que les tables sous la tente des sponsors se négocient aux alentours de 30 000 francs pièce, sans la nourriture), le sponsoring laissant, lui, 1,82 million. Restent deux postes: les divers (300 000 francs et les droits TV + le merchandising qui laissent, eux, 130 000 francs). Total: là aussi 5 millions de francs. Contrairement au CSI-W de Genève, l'épreuve zurichoise n'engendre donc pas la moindre perte. Il est vrai toutefois que Zurich n'est pas Genève, ni du point de vue de la population, ni du point de vue des recettes possibles en provenance de l'économie locale et régionale.

Y.T.