Le festival offensif de mardi avait laissé place à un match bien plus fermé cette fois-ci. L’ouverture du score rapide (5e) des Davosiens par l’intermédiaire de Dario Bürgler – fils de l’ancien vainqueur du Lauberhorn Tony Bürgler – n’a rien arrangé. Les Grisons se sont alors regroupés à la ligne bleue procédant essentiellement par des contres des deux ailiers surtout.

De son côté, Fribourg a connu des difficultés face au regroupement adverse. L’entraîneur Serge Pelletier avait décidé de se passer des services de Meunier – peut-être coupable d’avoir manqué trop d’occasions mardi à Davos – et de Mowers pour remettre en selle Chouinard et Law. Cette décision n’a pas débouché sur la même réussite que lors du troisième match remporté 2-1 à Davos. Les deux hommes ne sont jamais apparus très à leurs aises. Et l’apport offensif de Mowers et Meunier aurait sans doute donné plus de poids au jeu de puissance des Fribourgeois. Car le power-play constitua une nouvelle fois une grande déception dans les rangs romands. Ils ont bénéficié de six opportunités à 5 contre 4 sans jamais véritablement peser sur Genoni. En six matches contre les Grisons, les coéquipiers de Sprunger n’ont toujours marqué que deux buts en situation spéciale.

Bykov arrête

La tâche des Fribourgeois a encore été rendue plus difficile dès l’appel de la deuxième période avec le retrait d’Andreï Bykov. Le vif centre de Gottéron, déjà absent mardi à Davos, semble souffrir de plus qu’une grippe. On évoque une commotion. Cette absence était d’autant plus préjudiciable qu’elle a obligé Jeannin à jouer dans deux lignes. Une tâche harassante pour le Neuchâtelois qui n’avait plus le même tranchant en fin de partie alors que les Romands tentaient d’arracher l’égalisation.

Les Davosiens, qui ont poursuivi leur redressement entrevu mardi, ont montré un réalisme implacable. Ils ne se sont pas créé une multitude d’occasions. Si l’on excepte la 40e minute où tour à tour Jan von Arx et Taticek se sont brisés sur Caron, ils n’ont guère été prêts de marquer. Ce n’est finalement que lorsque Caron a quitté ses buts que Reto von Arx et Jinman ont porté l’estocade.

Arno Del Curto pourra remercier Beat Forster. Le défenseur a livré un match sensationnel. Il n’a pratiquement pas quitté la glace tout en tentant le contre pour surprendre les Fribourgeois.