Euro 2020

Un quatrième grand tournoi consécutif pour l’équipe de Suisse

Victorieuse 6-1 de la modeste formation de Gibraltar, la Nati participera l’été prochain à l’Euro qui se déroulera dans douze pays différents. Cela devient une (bonne) habitude

L’équipe de Suisse de football participera à l’Euro 2020. Avant son dernier match qualificatif ce lundi à Gibraltar, le suspense était aussi étriqué que le territoire britannique coincé entre l’Espagne et la Méditerranée. Un point lui aurait suffi; elle en a bien sûr récolté deux de plus contre le matricule 196 du classement FIFA, qui n’a guère d’arguments à faire valoir à ce niveau, au bout d’un match remporté 1-6.

Associé au match nul entre la République d’Irlande et le Danemark (1-1), ce résultat permet à la Nati de s’emparer de la première place du groupe D. La voilà assurée de figurer dans le deuxième des quatre chapeaux, le 30 novembre, lors du tirage au sort des groupes du seizième Championnat d’Europe des nations, qui se disputera dans douze villes et autant de pays différents.

Il s’agira de la quatrième grande compétition consécutive pour l’équipe de Suisse. Elle n’en a manqué qu’une sur les neuf dernières (l’Euro 2012). La série a certes été facilitée par le nouveau format de l’Euro, qui convoque désormais 24 sélections, mais elle n’en demeure pas moins historique.

Le temps des questions

Le succès acquis au pied du Rocher n’est qu’un détail à l’échelle du tableau global, mais il est piquant de remarquer qu’il a été obtenu grâce à des joueurs qui sont loin d’être assurés de participer à la fête l’été prochain. Dans la hiérarchie actuelle, Cedric Itten, Ruben Vargas ou Loris Benito ne sont pas des incontournables de la liste des 23 du sélectionneur Vladimir Petkovic. Mais les nombreuses absences leur ont permis d’obtenir une chance et ils ont su la saisir.

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Après son but décisif samedi contre la Géorgie, l’attaquant de Saint-Gall a inscrit un doublé pour devenir le meilleur buteur suisse sur la campagne (trois réussites en deux apparitions). Le virevoltant demi d’Augsbourg et le latéral de Bordeaux ont eux aussi marqué, et fait marquer. En fin de match, Eray Cömert (21 ans, FC Bâle) et Michel Aebischer (22 ans, Young Boys) ont profité du vent de fraîcheur qui soufflait pour signer leur première sélection en équipe de Suisse A.

Au temps de la célébration de cette qualification succédera bien vite celui des questions. Le contrat du sélectionneur Vladimir Petkovic, qui court jusqu’à l’Euro 2020, sera-t-il prolongé par l’Association suisse de football ces prochains mois, afin de baliser l’avenir? Les cadres de l’équipe nationale retrouveront-ils la forme et du temps de jeu de manière à être compétitifs lors du grand événement de l’année 2020? Les jeunes qui se sont illustrés ces derniers jours continueront-ils leur progression jusqu’à parvenir à rebrasser les cartes? Et d’un point de vue logistique, comment l’équipe nationale abordera un tournoi qui pourrait la balader aux quatre coins de l’Europe?

D’ici à moins de deux semaines, elle saura déjà où et contre qui se déroulera son premier tour, et les supporters pourront commencer à planifier leur voyage et à rêver. Ils commencent à en avoir l’agréable habitude.


L’Espagne et l’Italie invaincues

Dans les deux autres groupes jouant lundi, dans lesquels tout était déjà joué, les hiérarchies ont été respectées. Premières de leur poule respective et qualifiées depuis longtemps, l’Italie et l’Espagne ont encore une fois empilé les buts contre l’Arménie (9-1) et la Roumanie (5-0).

Ces éliminatoires ont été pour l’Italie l’occasion d’entamer un renouveau après son absence remarquée à la Coupe du monde 2018 en Russie. Avec un parcours parfait, jalonné de dix victoires en dix matchs, 37 buts inscrits et 4 encaissés, l’Italie de Roberto Mancini se pose en candidat sérieux pour la compétition continentale l’été prochain.

Derrière l’Italie, la Finlande, deuxième, a perdu son dernier match chez la Grèce troisième (2-1). Sans conséquence pour les Nordiques, déjà qualifiés et qui joueront le premier Euro de leur histoire.

L’Espagne, qui a quant à elle concédé deux matchs nuls lors de ces éliminatoires, a tout de même fini invaincue, comme l’Italie. Après cette nouvelle victoire contre les Roumains, la Roja finit avec cinq points d’avance sur la Suède, l’autre qualifiée du groupe qui a battu les îles Féroé (3-0) lundi. AFP

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