C’est l’Amérique

Un bon «tiens» vaut mieux que deux «tu l’auras»

Sans équivalent dans le sport professionnel mondial, la pratique des ligues nord-américaines du draft engendre différentes stratégies pour recruter les meilleurs joueurs possible

Une des grandes particularités du sport américain est la sélection annuelle (draft) de jeunes joueurs, le plus souvent universitaires, qui aspirent à rejoindre les rangs professionnels. Le draft, qui existe depuis 1936 pour la NFL, 1947 pour la NBA, 1963 pour la NHL et 1965 pour la MLB, est devenu au cours des ans un évènement majeur. Chaque année, ce show de deux à trois jours (par ligue), transmis nationalement à la TV, est une véritable vitrine commerciale pour les clubs.

Une de ses particularités est l’ordre de sélection qui est établi de façon prédéterminée et à l’inverse du classement final de la saison régulière précédente. Le but est de favoriser les équipes les plus faibles afin de garantir une ligue toujours attractive. En NBA, les 14 formations non qualifiées pour les playoffs sont inscrites dans une loterie, où la plus mauvaise a 250 chances sur 1000 de tirer le gros lot, c’est-à-dire le premier choix. Cette perspective encourage certaines à perdre volontairement les derniers matchs de la saison, une pratique connue sous le nom de tanking.