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Le départ de la course est donné.
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Travers de sport (7/8)

Un trailer, comme les autres

CHRONIQUE. Chaque jeudi de l’été, notre chroniqueur court, saute, nage et pédale. Il partage l’exercice musculaire dans «Le Temps»

Je ne suis pas un marginal, mais j’aime bien faire un pas de côté. Eviter, si possible, de faire comme la masse. Je l’écris avec conviction. Pourtant, en sport, je fais tout le contraire: mon premier et grand amour en la matière, c’est le foot…

Mardi et jeudi, c’était jour d’entraînement. Et puis samedi il y avait match. Pendant plus de vingt ans, j’ai pratiqué le sport le plus populaire du monde. Comme environ 300 autres millions de personnes.

Puis, il y a cinq ans, j’en ai trouvé un autre. J’ai changé ma façon de faire des footings de footeux, allongé les distances, quitté le bitume, grimpé des pentes pour les redescendre: je me suis mis à la course de montagne.

C’était beau, c’était pur. Plus personne ne pouvait me dicter, à coups de sifflet, à quel moment je devais courir, me reposer ou partir à la douche. J’avais trouvé un sport original dans lequel j’étais libre.

Dossard et chronomètre

Du moins c’est ce que je croyais. En réalité, je ne courais pas en montagne, j’étais juste devenu un trailer. Comme ceux qui énervent les randonneurs parce qu’ils «ne prennent pas le temps de regarder le paysage». Comme ceux qui s’achètent le même t-shirt Salomon que Kilian Jornet.

Comme les autres, j’ai acheté des habits techniques, des bâtons, une montre. J’ai même ouvert un compte Garmin pour partager mes «activités». Comme les autres, j’ai couru avec un dossard sur le ventre, en file indienne sur des kilomètres de sentiers. Je me suis aussi retrouvé serré sur la ligne de départ, à taper des mains au rythme imposé par l’ambianceur. En fait, de nouveau, je fais comme tout le monde. Et ça me dérange.

Je pourrais, direz-vous, courir sans dossard ni chronomètre. C’est ce que je fais avec deux de mes amis. Et c’est ce que l’on préfère. Mais eux et moi, on doit quand même se mettre quelques courses par an à l’agenda. S’entraîner pour un jour J, c’est un moyen de se motiver à gravir des montagnes tout au long de l’année.

En fait, footeux que nous sommes restés, on a besoin d’un match le week-end pour venir à l’entraînement.


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Attention, ceci est un hold-up

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