Un véhicule d'assistance piloté par le Portugais José Eduardo Ribeiro s'est écarté de la piste et a sauté lundi sur une mine peu après le franchissement du Mur, lors de la 8e étape du Paris-Dakar disputée entre Smara (Sahara occidental) et El Ghallaouiya (Mauritanie). Le pilote a eu le pied gauche arraché et a été pris en charge par la Minurso (Mission des Nations unies au Sahara occidental), la composante militaire dans cette zone appelée le Mur, mise en place dans les années 80 pour empêcher les incursions des Sahraouis.

«Cinquante mètres après le passage du Mur (ndlr: à travers lequel un passage a été creusé avec des bulldozers pour permettre au Dakar de passer), un véhicule d'assistance s'est écarté de la piste sur la gauche, malgré nos avertissements de la veille en briefing. Les militaires sur place ont crié pour le prévenir, mais ont entendu immédiatement l'explosion», a expliqué Hubert Auriol, le directeur de l'épreuve.

Le Sahara occidental est truffé d'environ 100 000 mines suite à la guerre ayant opposé entre 1975 et 1991 l'armée marocaine et les indépendantistes du Polisario. En 1996, un camion d'assistance avait sauté sur une mine pratiquement au même endroit, provoquant la mort de l'un de ses occupants.

Sur le plan sportif, cette 8e étape a été remportée par l'Espagnol Juan Roma dans la catégorie motos, devant le Français Richard Sainct et le Sud-Africain Alfie Cox. Dans la catégorie autos, c'est un autre Espagnol, Jose Maria Servia, qui s'est imposé devant le Japonais Masuoka et le Français Schlesser. Au classement général, Sainct et Servia restent en tête.

LT