Alerte à Rio. A trois jours de la clôture des Jeux olympiques de Rio, dimanche, plusieurs «affaires» ont détourné l’attention des compétitions sportives jeudi.

La plus rocambolesque des affaires vise la délégation américaine, qui occupe la première place au classement des médailles. Quatre nageurs, parmi lesquels le grand Ryan Lochte (six médailles d’or dans sa carrière, dont une cet été), qui prétendaient avoir été braqués par de faux policiers armés dans la nuit de dimanche à Rio, se seraient en fait pris le bec avec le vigile d’une station-service.

Selon le site d’informations G1 du groupe Globo et NBC News, ils auraient endommagé la porte des toilettes de la station. Un agent de sécurité aurait alors appelé la police pour les obliger à rembourser les dommages. Comme la police tardait et qu’ils menaçaient de partir, l’agent de sécurité aurait sorti son arme.

Une soirée arrosée qui fini mal

Une juge de Rio avait pointé des «incohérences» dans leurs témoignages alors qu’ils prétendaient avoir été agressés par de faux policiers. De plus en plus semblait s’imposer la version d’une soirée arrosée qui a mal fini. «Ils ont commencé à pisser partout […] On leur a dit d’aller aux toilettes mais ils ont pissé sur le mur», a affirmé le pompiste à Globo.

Deux d’entre eux (Gunnar Bentz et Jack Conger) ont été débarqués de leur avion mercredi soir alors qu’ils s’apprêtaient à quitter le pays. Un troisième, James Feigen, se trouve toujours au Brésil, selon plusieurs médias. Le quatrième, Ryan Lochte est lui déjà aux Etats-Unis, a affirmé son avocat alors que la juge avait ordonné la confiscation de son passeport ainsi que celui de Feigen.

Le spectre du dopage

Comme si une telle affaire ne suffisait pas, le dopage s’est réinvité dans l’actualité. L’haltérophile kirghize Izzat Artykov, médaillé de bronze en moins de 69 kilos, est devenu le premier médaillé des JO de Rio exclu pour avoir ingéré de la strychnine, un stimulant.

Cela ne surprendra pas tout le monde. «Si la Fédération internationale et le CIO font les choses correctement, je pense pouvoir gagner bien quatre places, parce que les cinq premiers ne sont pas clean», avait lancé le Français Bernardin Kingue (8e) après la compétition.

L’haltérophilie est frappée de plein fouet par les problèmes de dopage depuis de nombreuses années. La Bulgarie, traditionnelle nation dominante, a notamment été interdite de participation dans ce sport. Les huit haltérophiles russes qualifiés pour Rio ont également été écartés à la suite de la publication du rapport McLaren le 18 juillet, pointant un dopage d’État dans le pays.