«Nous avons toujours dit que samedi 20 février serait notre grosse journée», reconnaît Hugues Ansermoz, l’entraîneur des Suissesses. «Depuis plusieurs courses en Coupe du monde, nous avons toujours eu au moins une fille avec les meilleures dans cette discipline.»

Un coup d’oeil aux résultats donne raison au coach vaudois: depuis deux saisons, douze super-G ont été disputés et la Suisse a engrangé dix podiums. La moitié a été l’oeuvre d’une seule skieuse, Fabienne Suter. Samedi, la Schwytzoise fera donc partie des capables aux médailles. Et d’autant plus qu’elle s’est jusqu’ici montrée à l’aise sur la piste olympique, terminant 5e de la descente et 4e de celle du super-combiné.

La grande favorite reste toutefois Lindsey Vonn. Sacrée en descente, l’Américaine a pris un coup à son orgueil en essuyant une élimination en super-combiné, alors que l’or lui semblait à nouveau promis. Bref, il y aura de la revanche dans l’air pour la skieuse du Minnesota. Une surprise Défago ?

Tout comme avec les Suissesses, les statistiques parlent en faveur des skieurs helvétiques en super-combiné. Un podium sans au moins un homme de Martin Rufener relèverait presque de la surprise. Respectivement no 2 et no 4 mondial dans la discipline, Carlo Janka et Silvan Zurbriggen sont, sur le papier, les meilleurs atouts. Le Grison devra creuser des écarts en descente puis limiter la casse en slalom, le Valaisan devra faire l’inverse.

Alors que Sandro Viletta ne devrait pas se mêler à la lutte pour le podium, Didier Défago pourrait créer une belle surprise. Moins bon slalomeur du lot, le coureur de Morgins est condamné à une descente parfaite pour briller en super-combiné. Il y était parvenu en décembre dernier à Beaver Creek (2e derrière Janka). Alors, rebelote sur une piste qui l’a déjà sacré champion olympique de descente ?

Ils sont nombreux à pouvoir contrecarrer les plans des Suisses. Parmi eux, de notoires chasseurs de médailles tels Benjamin Raich, Aksel Lund Svindal, Bode Miller ou Ivica Kostelic.