A l'image du CIO depuis l'avènement de Jacques Rogge, Swiss Olympic fait de la transparence et de la lutte antidopage ses principaux modèles de conduite. Son président Walter Kägi l'a souligné hier à Lausanne, à l'heure de présenter les objectifs de l'association pour 2004 et les années à venir: «La lutte antidopage est très forte en Suisse. Nous avons d'ailleurs eu ce matin (ndlr: mardi matin) la confirmation comme quoi nous avons reçu le certificat ISO. Nous sommes très fiers d'être le dixième pays à obtenir cette distinction en matière de lutte contre le dopage.»

Pour aller plus loin encore dans ce domaine, Swiss Olympic a prévu la création d'une Agence nationale antidopage (ANA). «Le conseil exécutif a constitué un groupe de travail chargé d'apprécier, sous l'angle financier, juridique et organisationnel la possibilité de créer l'ANA, révèle Walter Kägi. L'indépendance d'une telle agence par rapport aux organisations du sport ou de l'Etat permettrait d'améliorer notre crédibilité en matière de lutte antidopage auprès des sportifs, de leurs parents, des sponsors et de l'opinion publique en général.»

Prévention et recherche

Swiss Olympic et la Confédération prendraient conjointement en charge les coûts nécessaires à la création de l'ANA, qui devrait voir le jour d'ici au 1er janvier 2007. «Si la Confédération s'engage à nous financer, nous pourrions commencer avant», précise Walter Kägi.

L'ANA travaillerait évidemment en étroite collaboration avec l'AMA (Agence mondiale antidopage). «Pour l'instant, il y a d'un côté Swiss Olympic, qui s'occupe des contrôles et du suivi des peines jusqu'au Tribunal arbitral du sport à Lausanne. Et de l'autre Macolin, qui est en charge de la prévention et de la recherche, explique encore Walter Kägi. Avec l'ANA, tout cela serait réuni au sein d'une même instance.»

Les autres objectifs de Swiss Olympic en 2004 concernent notamment le développement d'une campagne pour le fair-play dans le cadre de la charte d'éthique, un meilleur soutien aux jeunes talents du sport d'élite et le rapatriement, au sein de l'organisation, du service marketing jusque-là géré par l'Aide sportive suisse.