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L’équipe de France a remporté la dixième Coupe Davis de son histoire, mettant ainsi un point final à une disette de seize ans et à une série de trois échecs en finale.
© PHILIPPE HUGUEN / AFP Photo

Tennis

Une dixième Coupe Davis pour la France

Une véritable démonstration de Lucas Pouille lors du match décisif contre Steve Darcis a permis aux Bleus de dominer la Belgique à Lille. La fin d’une longue attente

La Belgique a échoué là où la Suisse avait triomphé. A Lille, l’équipe de France a remporté la dixième Coupe Davis de son histoire, mettant ainsi un point final à une disette de seize ans et à une série de trois échecs en finale (contre la Russie en 2002, la Serbie en 2010 et la «Fedrinka» en 2014). Le public du stade Pierre-Mauroy a dû patienter jusqu’au cinquième match pour exulter, mais le suspense s’est rapidement étiolé lors du duel décisif entre Lucas Pouille et Steve Darcis. Le Français de 23 ans a signé la victoire la plus importante de sa jeune carrière sans trembler (6-3 6-2 6-0).

Appelé à la rescousse en septembre 2015, le capitaine Yannick Noah a ainsi relevé le défi qui lui était proposé. Il soulève le Saladier d’argent pour la troisième fois de sa carrière, toujours dans le même rôle, après 1991 à Lyon contre les Etats-Unis et 1996 à Malmö contre la Suède.

Goffin intouchable

En coulisses, le parcours de son équipe n’a pas été simple, entre tensions (réelles ou supposées) et choix difficiles à effectuer. Sur le court, par contre, ses hommes n’ont guère souffert. Ils ont vaincu un Japon sans Kei Nishikori (4-1), une Grande-Bretagne sans Andy Murray (4-1) et une Serbie sans Novak Djokovic (3-1) pour atteindre, sans avoir croisé le moindre joueur du top 40 mondial, la finale contre la Belgique.

Les quatre premiers matches se sont déroulés comme prévu. Sur la lancée de sa fin de saison étincelante et de sa finale aux Masters de Londres, le Belge David Goffin a remporté ses deux rencontres, vendredi contre Lucas Pouille puis dimanche contre Jo-Wilfried Tsonga, en respectant un même scénario. Un premier set accroché mais gagné au caractère et en sept jeux. Une deuxième manche maîtrisée pour mettre l’adversaire KO et une dernière aux allures de promenade pour la forme. Les Français s’étaient toutefois préservés de la défaite grâce à un Tsonga souverain contre Steve Darcis et à un double dominé par Richard Gasquet et Pierre-Hugues Herbert.

Duel décisif entre les deux numéros 2

Tout devait se jouer entre Lucas Pouille et Steve Darcis. Les deux numéros 2. La France tâchait de se rassurer avec le statut de favori de son champion, matricule 18 de l’ATP contre le 76e joueur mondial. La Belgique s’accrochait à cette improbable série de cinq matches décisifs disputés en Coupe Davis par son Liégeois de 33 ans. Mais cette statistique n’a pas pesé bien lourd sur le court: concédant le break dès son premier jeu de service, Steve Darcis n’a jamais réussi à entrer dans le match. Il a terminé le troisième set sans remporter le moindre jeu, au bord des larmes mais sans regrets à nourrir. Ce jour-là, Lucas Pouille était trop fort, merveilleux comme dans un rêve bleu.

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© JOHN MACDOUGALL