Au-delà du résultat sportif qui permet à la Suisse de garder intactes ses chances de qualification pour la phase finale de la prochaine Coupe du monde, le match nul de Belgrade a mis en évidence une équipe solidaire. A un début de parcours en demi-teinte sur le plan des résultats était venu s'ajouter un naufrage en match amical le mois dernier à Chypre, face à la Pologne. Le public attendait une réaction d'orgueil. Elle s'est produite. Les supporters ont vu les fortes personnalités du groupe prendre leurs responsabilités et, surtout, onze hommes jouer ensemble. Tous concernés par le même objectif. Tous unis derrière Enzo Trossero.

Car, de toute évidence, une autre débâcle collective aurait fragilisé la position du sélectionneur. L'équipe repart de Belgrade avec un capital confiance certain et Enzo Trossero convaincu que son message passe. On connaît la principale qualité de l'Argentin: l'homme est un motivateur hors pair. Il transmet son enthousiasme aux joueurs. Il leur répète sans cesse que jouer une Coupe du monde est une expérience extraordinaire dans la carrière d'un footballeur. Cela ne suffira pas pour aller en Asie en 2002. Mais on connaît l'importance du mental dans le sport.