Usain Bolt, grande tête d’affiche d’Athletissima, disputera le 200m ce soir à Lausanne. Le triple champion olympique et recordman du monde affectionne particulièrement la piste et surtout le virage (elliptique) du stade de la Pontaise.

Le Temps: Il paraît que c’est vous qui aviez envie de venir à Lausanne... Usain Bolt: C’est vrai, je voulais revenir. J’ ai donc demandé à mon entraîneur (ndlr: qui n’était pas très chaud du fait que c’était proche des sélections jamaïcaines) de pouvoir m’aligner à Lausanne sur 200m. Cela devrait être une belle course. J’ai hâte de courir demain.

- Pourquoi avoir choisi de disputer le 200m? - Je l’ai déjà dit, le 200m est ma distance de prédilection. Et la piste de la Pontaise possède le meilleur virage que je connaisse. Cela me fait donc particulièrement plaisir de disputer un demi tour de piste ici.

- En quoi, le virage ici est différent des autres? - Il est plus large, ce qui m’évite de trop tirer sur le dos et me permet de courir de façon optimale.

- Avez-vous choisi votre couloir? -Non, c’est mon entraîneur qui l’a fait pour moi.

- L’an dernier vous aviez ralenti à la fin de la course... - Demain, je vais courir jusqu’à la ligne d’arrivée. Ce sera mon premier 200 m sérieux de la saison. J’ai donc besoin de savoir où j’en suis et ce que je dois faire. Je ne vais pas ralentir dans les derniers mètres.

- Que signifie le temps (19’’58) réalisé par Tyson Gay à New York? -Cela n’a pas d’importance pour moi. Comme c’est mon premier 200m, le chrono n’est vraiment pas ma priorité. Je veux juste savoir où j’en suis et voir ce qu’il me reste à travailler au niveau de la puissance, de la technique et de l’endurance pour être à nouveau aussi fort qu’à Pékin l’an dernier. Cela dit, Tyson Gay est un excellent athlète et il sera dangereux sur 200m.

- Connaissez-vous le mot «stress»? - Pas sur une piste d’athlétisme. Mais dans la vie privée, cela m’arrive d’être stressé.

- Quels sont vos objectifs cette saison? - Comme à chaque saison qui comporte un grand championnat, mon objectif est de faire de mon mieux pour le gagner. Mon but cette année est d’essayer de faire aussi bien à Berlin qu’à Pékin.

- Comment vous sentez-vous par rapport à la même période l’an dernier? - Je suis un petit peu en retrait dans ma préparation. Mais je suis prêt à courir et j’ai hâte de disputer ce 200m même si je ne suis pas encore à 100%.

- Est-ce qu’un jour vous vous attaquerez au record de Michael Johnson sur 400m? - Ce n’est pas d’actualité. Mais comme je vais encore courir pendant de nombreuses années, un jour ou l’autre mon coach me demander de me mettre au 400m.

- Comment gérez-vous le fait d’être la grande star de l’athlétisme qui focalise toutes les attentions? - Je gère. Pour moi, c’est un job. Un travail au quotidien. Pour le reste, je ne prête pas attention à la presse. Je n’écoute que mon coach et mon agent donc cela ne me cause pas de problème.