Football

Tout va bien dans la meilleure des Coupes du monde

Malgré les polémiques, l’augmentation du nombre de pénaltys et des arrêts de jeu à rallonge, la FIFA estime que l’arbitrage et la vidéo sont irréprochables

L’utilisation de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) et plus globalement le niveau de l’arbitrage sont d’un excellent niveau lors de la Coupe du monde féminine. «Les performances correspondent à nos attentes et je suis très satisfait de la façon dont les VAR fonctionnent», affirme le président de la Commission d’arbitrage de la FIFA, l’Italien Pierluigi Collina. La FIFA a même une statistique pour le démontrer: avec la VAR, les décisions arbitrales prises durant cette Coupe du monde ont été correctes à 98,18%, contre 92,51% «seulement» sans la vidéo. Face à ces scores nord-coréens, les journalistes à l’esprit mal tourné ne peuvent que s’incliner.

Pourquoi diable alors avoir improvisé une conférence de presse mercredi à Paris, juste avant les quarts de finale? Parce que de nombreuses décisions ont fait polémique: des pénaltys accordés ou donnés à retirer, des buts annulés pour des hors-jeu microscopiques. Pierluigi Collina a balayé les critiques assurant aux équipes africaines, sud-américaines ou asiatiques que les «grandes» ne sont pas protégées, et priant les journalistes de «lire les livres d’arbitrage» qu’il serait «plus qu’heureux de fournir». Au final, «nous trouvons toujours le moyen de montrer que nous avions raison de faire ce que nous avons fait», se félicite-t-il.

«Pas de petit hors-jeu»

Juste ou non, le nouvel arbitrage n’est pas neutre. Il change le jeu. En 44 matchs, 23 pénaltys ont été sifflés, contre 24 (en 52 matchs) en 2015. Les matchs sont également beaucoup plus longs. Lors des huitièmes de finale, il y a eu un total de 102 minutes de temps additionnel, dont 19 minutes pour le seul Angleterre-Cameroun, soit une moyenne de plus de 12 minutes par match. A propos de la nouvelle position du (de la) gardien/ne au moment du pénalty (un pied doit rester en contact avec la ligne de but au moment du tir), Pierluigi Collina a estimé que, bien comprise, cette nouvelle règle fait le jeu des gardiennes. Les statistiques lui donnent raison: sur 23 pénaltys, seulement 17 ont été marqués (73,9% de réussite, contre 81,8% en 2015 selon le statisticien Opta, cité par L’Equipe).

Pour le reste, la FIFA campe sur ses positions: la loi est la loi, même pour un centimètre. «Il n’y a pas de petit ou de grand hors-jeu. Il n’y a que des hors-jeu. Aujourd’hui, les arbitres ne peuvent plus se défausser en cas d’erreur, car les VAR et la technologie sur la ligne de but sont là pour les aider.» Elle est aussi là pour les rappeler à l’ordre si l’idée leur vient de mettre un peu d'«Esprit» dans la loi.


Retrouvez notre enquête sur l’influence de l’arbitrage italien sur le football mondial

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