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A Vail, un sentiment de déjà-vu

Le super-G masculin se refuse aux favoris, sacre l’Autriche et désarçonne la Suisse

A Vail, un sentiment de déjà-vu

Ski alpin Le super-G masculin se refuse aux favoris, sacre l’Autriche et désarçonne la Suisse

Etrange sentiment de déjà-vu à Vail. Quarante-huit heures après le super-G féminin, le même scénario s’est reproduit avec les hommes: victoire de l’Autriche (Hannes Reichelt, sur un tracé dessiné là encore par un Autrichien), défaite des favoris, déroute des Suisses. Le meilleur d’entre eux, Didier Défago est septième, comme Lara Gut.

Treize coureurs ont terminé dans la même seconde au pied de la piste Birds of Prey. Aucun n’a réussi la course parfaite. Ce fut donc à qui ferait le moins d’erreurs, ou à l’endroit le moins dommageable. Grand favori, Kjetil Jansrud se déboîta quasiment l’épaule sur une porte. Champion olympique en titre, grand dominateur des épreuves de vitesse (cinq victoires cette saison), le Norvégien échoue au pied du podium, quatrième ex aequo avec l’Autrichien Matthias Mayer. Les autres favoris, l’Américain Ted Ligety (9e) et l’Italien Dominik Paris (13e) sont encore plus loin.

Miller le funambule

Jansrud se méfiait de Hannes Reichelt. Ce nom vous dit quelque chose? C’est lui qui avait frustré Feuz, Janka et Küng d’un exceptionnel triplé suisse le mois dernier à Wengen. L’Autrichien s’était déjà également imposé en décembre lors du super-G de Beaver Creek, devant Jansrud. A 34 ans, il cueille enfin son premier titre mondial. Puisque les favoris ont déçu, des outsiders ont profité de l’aubaine. Le Canadien Dustin Cook, parti avec le dossard 28, a ravi la médaille d’argent au Français Adrien Théaux, relégué à la troisième place mais quand même très heureux de son sort.

Cette fois, les Suisses n’ont pas eu besoin de Reichelt pour repartir frustrés. Didier Défago, 7e pour ses septièmes mondiaux, n’a pas totalement déçu. Carlo Janka (11e) se voulait positif. «J’ai été déporté juste avant la compression, cela m’a fait perdre du temps. Mais les sensations sont bonnes et je suis confiant pour la suite.» Pas grand-chose à dire en revanche pour Patrick Küng et Mauro Caviezel, 15e et 16e à plus d’une seconde.

Si les Suisses passèrent inaperçus, deux revenants ont marqué la course de leur empreinte. Deux vétérans lancés dans un pari fou. Bode Miller, 37 ans, opéré d’une hernie discale en novembre, et Aksel Lund Svindal (32 ans), victime d’une rupture d’un tendon d’Achille en octobre, étaient au départ. L’Américain prit tous les risques, compta 56 centièmes d’avance à mi-parcours puis chuta lourdement, déséquilibré en percutant une porte. Svindal dossard 14, signa le meilleur temps provisoire, ce qui suffisait visiblement à son bonheur.

Gisin dans l’avion!

Comme Miller et Svindal, Dominique Gisin tentera l’incroyable pari d’être présente aux mondiaux. Deux semaines après s’être fracturée la tête du tibia, la championne olympique de descente à Sotchi est dans l’avion pour le Colorado. Sa blessure impliquait une absence estimée à quatre à six semaines mais Swiss-Ski évoque «un processus de guérison optimal et une énorme dose de chance» pour justifier cette surprenante décision. Elle espère participer jeudi prochain au slalom géant, sa moins bonne discipline.

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© JOHN MACDOUGALL