Le point de la course

L'anticyclone centré sur l'Irlande prive de vent les concurrents du Vendée Globe. Marc Thiercelin, toujours quatrième, est pénalisé par cette situation. Il tire des bords quasiment carrés et ne pense pas atteindre les Sables-d'Olonne avant dimanche.

Le chemin de croix continue également pour Dominique Wavre et son poursuivant Thomas Coville, contraints de prendre leur mal en patience. Le Genevois ne devrait pas mettre fin à son périple avant mercredi prochain. Seule Catherine Chabaud, en septième position, bénéficie de meilleures conditions et peut progresser correctement.

Avec son gréement de fortune, Yves Parlier a été le plus rapide de la flotte entre jeudi et vendredi. A noter enfin que le dernier concurrent de ce Vendée Globe, l'Italien Pasquale de Gregorio, a franchi jeudi à 22 h 52 le Cap Horn à la barre de son monocoque de 50 pieds.

Les phrases du jour

Marc Thiercelin: «Pour le moment, je fais route vers l'Angleterre. J'attends une bascule du Nord-Est qui me permettra de finir en route directe vers les Sables-d'Olonne. Je n'arriverai pas samedi. J'ai fait mon deuil des 100 jours. Ça me fait mal partout.»

Yves Parlier: «J'ai un gréement de fortune oui, mais un gréement de fortune de course…»

Dominique Wavre: «Quand je regarde le routage que me donne mon ordinateur par rapport aux derniers fichiers de vent de l'organisation, j'ai une vision cosmique. C'est surréaliste! Je me sens un peu dans la peau de Christophe Colomb qui demanderait à un poisson volant: «Dis c'est quand l'Amérique?» La houle s'est bien calmée, on a l'impression d'être sur un lac. Ce qui prouve que même au Nord, il n'y a plus grand vent non plus…»