Le Temps: Que s’est-il passé aujourd’hui?

Silvan Zurbriggen: Il n’y a pas grand-chose à dire, je n’ai pas bien skié. J’ai enfourché de nouveau sur le même côté qu’au slalom du super-combiné. La forme n’est plus là. Ces championnats du monde ne se sont pas passés comme je l’aurais voulu. Je suis très déçu. Mais je dois regarder devant moi et surtout ne pas oublier que j’ai quand même fait une belle saison. Me nourrir des choses que j’ai bien faites et m’en servir pour l’avenir. Il faudra que j’analyse bien ma saison avec les entraîneurs à la fin de l’hiver pour en tirer les leçons nécessaires et m’améliorer à l’avenir.

Est-ce que cette piste de slalom ne vous convenait pas?

Ce n’est pas ça le problème. Je ne suis pas assez à l’aise en ce moment. Je n’ai pas bien skié. Ce serait une erreur que d’essayer de trouver des excuses extérieures comme la piste du Gudiberg.

Allez-vous oublier ces Mondiaux?

Je vais les ranger dans une boîte bien fermée. Et essayer de penser à Schladming 2013. Là-bas, la piste est très différente. Je ne peux pas dire que je n’ai pas tout essayé ici mais je ne parvenais juste pas à faire ce que je voulais. C’est comme ça. C’est le sport et on doit savoir l’accepter. On doit utiliser les mauvaises expériences pour essayer de progresser.

Est-ce que cela se passe mal aussi aux entraînements ou est-ce seulement en course que vous avez un problème?

C’est surtout en course que le ver est dans la pomme (ndlr; il monte sa tête). A l’entraînement, ça va. Mais il ne faut pas oublier que je n’ai fait que sept jours d’entraînement de slalom depuis le mois de novembre. Il y a donc un truc qui ne va pas en ce moment au slalom.

Allez-vous essayer de vous ressaisir pour la fin de la saison?

Je vais essayer de chercher encore des trucs sur les dernières courses pour progresser en vue de l’année prochaine.

Est-ce encore possible aujourd’hui de disputer toutes les courses de Coupe du monde dans quatre disciplines comme le faisait un Bode Miller et espérer des résultats?

Non, je pense que ce n’est plus possible. Ca fait trop. Et du coup, on ne s’entraîne pas assez entre les piquets.