Football

La violence, un mal des stades suisses

Pas un week-end ou presque sans bagarres autour des matchs de football. Dans un pays pacifié et peu passionné comme le nôtre, cette permanence d’un autre temps étonne

«Heureusement que les Suisses prétendent qu’ils sont civilisés!» «Et dire que si l’on fait la même chose au match retour, on passera pour des sauvages!» Paroles de Napolitains, le 14 février dernier, après s’être fait agresser par des fans du FC Zurich, aux abords du Letzigrund. Les supporters suisses sont-ils la lie de l’Europe?

Alors que les supporters allemands et anglais luttent surtout contre le prix des billets et que les anciens hooligans londoniens racontent leurs souvenirs sur Netflix, la Suisse peine toujours à pacifier ses stades. Elle n’est pas la seule mais nulle part ailleurs le contraste entre l’intérêt relativement bas pour le football (11 210 spectateurs par match, en moyenne cette saison) et le nombre étonnamment haut d’incidents violents ne choque autant qu’ici.