«Autrefois, la voile était perçue comme un sport lointain, générant peu de retombées médiatiques. Aujourd'hui, il s'impose comme une discipline propre, positive, bref, comme une activité porteuse en terme d'image.» Selon ce connaisseur du milieu de la voile suisse, cette évolution explique pourquoi les entreprises helvétiques sont de plus en plus sensibles au vecteur de communication que représente la voile. Elles s'en servent désormais comme d'une plate-forme événementielle pour communiquer ou promouvoir un produit. En d'autres termes, l'époque des autocollants qu'on applique sur une voiture ou un bateau pour accroître la visibilité de sa société semble révolue.

C'est notamment de cas de l'Union Bancaire Privée (UBP), sponsor de Dominique Wavre lors du dernier Vendée Globe. «Notre partenariat a été beaucoup plus intéressant qu'une campagne publicitaire classique, analyse Michael Wyler, responsable de la communication de la banque genevoise. Nous aurions dû dépenser 4 ou 5 fois plus pour obtenir le même impact.» Et le navigateur genevois n'a terminé qu'en 5e position ce tour du monde sans escale ni assistance.

Selon Jean-René Bannwart, administrateur de la société horlogère Corum et précurseur du sponsoring dans la voile, la pratique s'est certes généralisée: d'abord les horlogers, puis les banques. «Il reste d'autres types d'entreprise qui pourraient se tourner vers ce sport.»