Wawrinka accède, après l’US Open 2010, pour la deuxième fois de sa carrière à ce stade de la compétition dans un tournoi du Grand Chelem. Il a gagné à Melbourne un quatrième match sans perdre un set comme Rafael Nadal, Robin Soderling et Andy Murray.

Face à Roddick, il s’est très vite imposé comme le patron sur le court. Grâce à ses retours bloqués, il a pu faire jouer au maximum l’Américain. Sa puissance et sa précision en revers lui ont permis de s’imposer comme le patron sur le court. «Stan a deux coups droits», souligne avec malice son coach Peter Lundgren. Il est vrai que le revers à une main de son protégé est une pure merveille.

Stanislas Wawrinka a trouvé une première fois l’ouverture à 4-3 après avoir galvaudé depuis le début de la partie huit balles de break. La neuvième fut la bonne, un passing de revers gagnant qui lui ouvrait une voie royale. Roddick n’allait plus revoir son adversaire.

Au second set, Wawrinka signait cette fois le break au neuvième jeu avec un nouveau coup gagnant, un revers le long de la ligne qui est vraiment sa marque de fabrique. Au troisième, Stan prenait le large beaucoup plus vite, au troisième jeu. A 3-2 15-40 sur son service, il devait écarter deux balles de break. Il le faisait avec un calme olympien en frappant un ace - il en a réussi 24 au total - et une volée gagnante.

La balle de match, il la gagnait après 2h22’ de jeu en poussant Roddick à la faute en revers. Il a quitté la Rod Laver Arena avec une certitude: s’il joue aussi bien mardi, il aura sa chance contre Roger Federer.