«Je connais un joueur qui doit sourire ce soir.» Au micro de l’animateur du court, Stanislas Wawrinka, cramé mais heureux, fait allusion à Jo Wilfried Tsonga, son prochain adversaire en 8es de finale. Et il n’a pas tort. En conférence de presse, le Monceaux a effectivement souri: «Moi, j’ai fini alors que Gilles (Simon) et Stan (Wawirnka) sont encore sur le court.» Précisant ne pas avoir de préférence entre l’un ou l’autre.

Ce sera Wawrinka. Et Tsonga, qui n’a pas encore perdu un seul set depuis le début du tournoi, aura l’avantage de la fraîcheur. Il a expédié son match du jour face à l’Italien Fabio Fognini en 2 heures et 28 minutes alors que le Vaudois s’est offert un marathon de 4h37 pour venir à bout de Gilles Simon en cinq sets (7-5, 6-7, 6-7, 6-3,6-2). «On était bien cuits tous les deux à la fin du match, raconte Wawrinka, avouant avoir mal aux adducteurs. Il faut voir après les soins ce soir et un peu de repos demain comment mon corps réagit. Mais, si j’arrive à bien récupérer, je serai prêt pour dimanche.» Prêt pour un nouveau duel épique avec son «pote» Tsonga, qu’il avait battu l’an dernier sur le court central en 16es de finale.

Roger Federer, lui, a eu plus de mal que prévu pour se débarrasser de Nicolas Mahut (6-3, 4-6,6-2, 7-5). «J’’ai voulu jouer un match de terre battue alors qu’il aurait mieux valu livrer un match de dur», explique le numéro trois mondial.

Dimanche, le Bâlois affrontera l’invité surprise des 8es de finale, le jeune Belge David Goffin. «Je suis surpris qu’il soit là, avoue Federer. C’est normal, il est issu des qualifications. J’ai vu un petit bout de son match contre Arnaud Clément mais je ne sais pas à quoi m’attendre.» Si ce n’est de se retrouver face à un gamin de 21 ans dont il est l’idole. «Ça, ça fait bizarre.» I. M.