Wawrinka met un mot sur ses problèmes: séparation

Tennis Le Vaudois vit une situation difficile en privé. Il a préféré l’annoncer lui-même

Stanislas Wawrinka a annoncé dimanche soir par un communiqué de presse qu’il vivait désormais séparé de son épouse. «On aura eu dix ans de très belles années, avec des hauts et des bas, comme dans tous les couples, mais la vie est parfois plus difficile qu’on l’espère. J’ai eu la chance de fonder une famille avec Ilham en 2009 et d’avoir une fille magnifique, Alexia, en 2010. On a toujours essayé d’avancer dans notre vie de couple et de famille malgré les difficultés que la vie de joueur de tennis impose, à commencer par les voyages. A mon grand regret, ce n’est plus possible aujour­d’hui.»

Même si elle a surtout pour but de mettre fin aux rumeurs (qui couraient depuis le début d’année), cette information éclaire d’un jour nouveau les dernières prestations du tennisman vaudois. Peut-être explique-t-elle également son absence début mars à Liège pour la rencontre de Coupe Davis Belgique-Suisse. Très solide en début de saison (victoire à Chennai, demi-finale à l’Open d’Australie, victoire à Rotterdam), Stan Wawrinka enchaîne les contre-performances depuis deux mois: trois victoires au premier tour et quatre défaites contre des joueurs a priori à sa portée, Sergei Stakhovsky (59e mondial) à Marseille, Robin Haase (114e) à Indian Wells, Adrian Mannarino (32e) à Miami.

A Monte-Carlo, la semaine passée, sa défaite en 8e de finale face à Grigor Dimitrov (11e) fut certes décevante et inattendue par son ampleur (6-1 6-2 en 54 minutes) mais surprit surtout par les propos qu’il lâcha en conférence de presse. «C’était une mauvaise heure à passer. Je n’avais pas envie d’être là. Juste envie que cela se finisse. Je ne sais pas où j’étais, mais une chose est sûre, je n’étais pas sur le court.»

Poussé par un auditoire interloqué, il refusa d’en dire plus. Avec le recul, l’interview qu’il donna au Temps en début de semaine (LT du 13.04.2015) peut se relire entre les lignes. Interrogé sur la façon dont il menait de front vie publique et vie privée, Stan Wawrinka répondit: «Quel que soit le métier que l’on pratique, on a des hauts et des bas dans la vie privée. Et il faut trouver la manière de s’en sortir le mieux possible.»

«Le mieux possible», en l’occurrence, semble avoir été de crever l’abcès et de révéler la raison de son mal-être. Le milieu du tennis étant petit – et bavard – Wawrinka n’ignorait pas que l’information allait finir par sortir. Il ne voulait surtout pas revivre l’expérience douloureuse de 2011, lorsqu’un article de la NZZ révéla qu’il avait quitté le domicile conjugal. Le scoop, partiellement inexact, donna lieu à un emballement médiatique que le joueur, engagé en Inde puis en Australie, dut encaisser à distance.

De fait, la relation de Stanislas Wawrinka avec l’ancienne mannequin et présentatrice de télévision Ilham Vuilloud a toujours été médiatisée. L’annonce de leur idylle en 2006, de leur mariage en décembre 2009, de la naissance de leur fille en février 2010, donna à chaque fois lieu à des articles de presse. Et c’est ainsi dans sa chronique au journal Le Matin que Stan annonça le 10 février 2012 que le couple s’était reformé. Depuis, les époux installés à Coppet (VD) avaient pris leurs distances avec la presse et refusaient au maximum les sollicitations médiatiques.