Stanislas Wawrinka honorera son rendez-vous avec Novak Djokovic. Depuis le tirage au sort et la perspective d’un duel avec le Serbe en huitièmes de finale de cet US open, le Vaudois évitait d’y penser. Après deux tours poussifs en cinq sets, il a livré un excellent match dimanche, sur le court Louis Armstrong, face à Alexandr Dolgopolov. Très solide au service, agressif, Wawrinka a dominé le jeune Ukrainien pour s’imposer en trois sets (6-4, 6-4, 6-2). De bon augure avant sa rencontre de mardi avec l’ancien numéro un mondial. Extraits de sa conférence de presse. Le Temps: Comment avez-vous vécu ce match?Stanislas Wawrinka: C’était important pour moi de me concentrer sur mon jeu, de pouvoir appliquer ce que je voulais faire. Tout a bien fonctionné aujourd’hui. J’ai en plus très bien servi et ça m’a facilité la tâche. Je suis très content de mon match. Peut-être que de l’extérieur, ça donnait l’impression qu’il ne jouait pas bien, mais c’est aussi lié à ce que mois j’ai produit. Dès le début, je lui ai mis une énorme pression. Je ne lui ai jamais laissé de temps sur ses jeux de services. J’ai joué très rapidement. Du coup, il ne trouvait pas la solution et c’est ce qui pouvait donner l’impression qu’il faisait n’importe quoi. – On a l’impression que vous avez abordé ce match différemment des deux précédents? – C’est un autre match. Chaque jour est différent. Et ce qui est certain c’est que plus j’avance dans les tournois, mieux je me sens sur le terrain. Ce matin quand je tapais la balle à l’échauffement, je sentais que j’allais bien jouer et faire un bon match. Et dès le premier point, j’ai su que mon niveau était là et que j’allais effectivement faire un bon match. Et c’était aussi une volonté tactique de lui mettre la pression d’entrée de jeu. C’est un joueur qui peut très bien servir mais c’est aussi quelqu’un qui a une deuxième balle assez lente. Donc si on lui montre qu’on l’agresse et qu’on ne lui laisse pas de temps après son service, il va faire plein fautes et notamment des doubles. – Est-ce que la perspective d’un match plus relevé sur le papier vous aide à élever votre niveau de jeu? – Oui, dans la mesure où au fur à et mesure qu’on avance dans les tournois, on joue forcément mieux. Les premiers tours sont toujours difficiles. Il y a des Grands Chelems où je les ai passés facilement mais la plupart du temps ce sont des matches serrés et compliqués. On se cherche, il y a beaucoup de pression parce qu’on n’a pas envie de faire un mauvais match. On sait qu’on est un peu plus fort alors on essaie de gagner comme on peut, mais l’essentiel est de passer ces premiers tours comme on peut. Et ensuite plus on progresse dans le tableau, plus le niveau monte. Ça a toujours été le cas. – Et maintenant Novak Djokovic… – Novak, c’est Novak. C’est, sur dur, un joueur presque injouable, de très grand niveau. Il l’a encore prouvé cette année en gagnant deux Masters 1000. Il n’a que deux défaites sur cette surface. Ça risque d’être un challenge très compliqué mais un beau challenge. – Que devez-vous faire pour gagner?

Jouer mon meilleur tennis possible. Après, ce qu’il fera lui, c’est une autre question, mais moi je dois me concentrer sur ce que j’ai à faire. Je connais très bien ces points forts. Il retourne tout. Il met beaucoup de pression et en défense, il te remet toujours une balle de plus. Maintenant, à chaque fois que je l’ai joué, ce furent des matches très serrés. Je sais que j’ai le jeu pour battre n’importe qui. Après, ces joueurs-là, comme Roger, sont très difficiles à battre. Ça n’arrive pas souvent et c’est pour ça qu’ils sont numéro un et deux mondial. C’est pour ça qu’ils gagnent tous les Grand Chelems. Ils perdent très rarement. Mais il faut à chaque fois essayer de se donner le maximum de chances pour tenter de les battre.