Tennis

Williams n’arrive plus à «être Serena»

La victoire de la Canadienne Bianca Andreescu en finale de l’US Open témoigne que la jeune génération ne craint plus Serena Williams. A 38 ans, l’Américaine, battue pour la quatrième fois consécutive en finale, peine désormais à être à la hauteur de son personnage

Au lendemain de la finale dames de l’US Open, nettement remportée par Bianca Andreescu sur Serena Williams (6-3 7-5), la plus déçue est peut-être Belinda Bencic. La Saint-Galloise, battue jeudi en demi-finale par la jeune Canadienne (7-6 7-5), a de quoi nourrir de gros regrets. Elle a longtemps dominé dans l’échange, obtenu six balles de break dans la première manche, finalement perdue au tie-break, et mené 5-2 dans la deuxième manche, perdue également, face à une joueuse qui n’a pas éprouvé d’autre difficulté, deux jours plus tard en finale, que de supporter le poids du public de l’Arthur Ashe Stadium, bruyamment en faveur de sa prestigieuse rivale.

Il y avait la place pour Belinda Bencic, mais c’est donc Bianca Andreescu, première Canadienne vainqueur en Grand Chelem, qui inscrit son nom au palmarès ainsi que dans l’histoire du tennis. Quelle place laissera cette jeune joueuse (19 ans) aux indéniables qualités techniques (son jeu est complet et varié), impressionnante de maturité, d’audace et de résilience? Cinquième au classement WTA lundi matin (Ashleigh Barty première, Serena Williams neuvième, Bencic dixième), elle est d’ores et déjà la révélation d’une saison qu’elle a commencée au 178e rang de la WTA.