A quel niveau de votre jeu avez-vous été le plus handicapé par ces douleurs?

C’est en défense que cela m’a le plus gêné. Quand tu es moins sûr sur tes jambes, tu joues avec une autre perspective. Tu commences les échanges différemment et les points ne se déroulent pas comme tu aimerais les faire. Tu sais que quand tu as vraiment besoin du passing en bout de course, tu sais que cela ne va pas marcher. Même si physiquement tu peux. Juste parce que tu pars déjà négatif. Tu n’as pas confiance en ton corps. Après, cela perturbe le mental aussi. J’ai pu jouer un match correct. Je ne dis pas qu’il n’a rien eu à faire pour me battre. J’ai servi fort. Je n’ai pas de mauvaises statistiques sur ce match. Mais, sur les points importants, il a quasiment tout réussi et pas moi. Ça s’est joué à peu.

Quel bilan tirez-vous de ce Wimbledon 2010?

J’attribue mon parcours en partie à mes problèmes de dos et de jambe. Cela ne va pas depuis Halle. Il faut absolument que je fasse une pause. C’est dommage parce que j’avais mis en place un plan pour arriver en forme à la fin de Wimbledon. Je l’avais annoncé avant Roland Garros lorsque les gens me critiquaient, me reprochant de ne pas assez jouer. C’était pour me préserver en vue de Wimbledon. Je n’ai pas eu de chance de me faire avoir comme ça par des soucis physiques. Mais ça arrive. Il faut que je pense à la suite. Je vais faire une pause et ensuite il faut que je fasse de bons entraînements sur dur. Et après, j’espère bien jouer à nouveau en Amérique.

Est-ce que vous pensez que c’est un problème physique facile à résoudre?

J’espère. J’ai un très bon physio et des vacances devant moi. Je pense qu’avec trois, quatre, cinq jours de congé d’affilée, ça va beaucoup se calmer. Parce que quand tu joues sur une douleur comme ça, c’est terrible. Ca ne peut pas partir. Parfois avec un jour de congé, ça va à peu près. Le mal de dos est quelque chose qui va et qui vient chez un joueur de tennis. Il faut juste pouvoir se ménager pendant quatre ou cinq jours, ce qui est difficile pendant un tournoi.

Après votre défaite à Roland Garros, vous avez dit que vous alliez oublier ça rapidement. Est-ce que cela va être le cas aussi ici ou est-ce que parce que c’est Wimbledon, votre jardin, ça va être plus difficile de passer à autre chose?

Je n’ai pas d’autre choix que de passer à autre chose. Les vacances, heureusement, ce n’est pas quelque chose de désagréable. Mais pour être honnête, pendant plusieurs semaines maintenant, je vais penser à mon dernier match et donc au match d’aujourd’hui. Après Roland Garros, j’ai vite changé de surface et joué mon premier tout à Halle. C’était assez simple d’oublier parce que je me suis vite retrouvé ailleurs mentalement. Wimbledon devrait faire beaucoup plus mal. Mais en même temps, la manière dont j’ai été obligé de disputer mes derniers matchs n’est pas satisfaisante. D’un côté, je suis peut-être soulagé de ne pas devoir continuer à jouer avec ces problèmes. J’espère de voir les choses positivement, mais si c’est plutôt négatif et dommage de devoir sortir déjà en quarts de finale. Mais je me dis que ça aurait aussi pu être au premier tour.