Le rituel est immuable. A 10h30, les portes s’ouvrent lentement au public. Dans différents points du stade, les membres du All England Lawn Tennis & Croquet club en veston, cravate et chapeau écartent les lourdes grilles de fer forgé, laissant entrer une foule compacte, à la fois docile et impatiente. Le flot s’écoule sans heurt et en bon ordre, conduit au pas par un cordon de stewarts. Cela ressemble un peu à une désalpe, en plus plat, ou à un lâcher de taureaux à Pampelune, un jour de San Fermin, en plus lent. C’est Wimbledon.