Chaque rassemblement de l’équipe de Suisse de football commence par le même rituel: à peine a-t-il accueilli ses joueurs à l’hôtel que Vladimir Petkovic vient à la rencontre des représentants des médias pour évoquer pêle-mêle tous les thèmes d’actualité. Il y en avait beaucoup ce lundi à Zurich: matchs contre la République d’Irlande (jeudi à Dublin) et Gibraltar (dimanche à Sion), arrivée de Pierluigi Tami dans le staff comme «manager des équipes nationales», transferts des internationaux, non-convocation du toujours capitaine Stephan Lichtsteiner… Ils ont tous été expédiés en un petit quart d’heure avant que le sélectionneur ne prononce le nom qui, une fois de plus, agite tous les esprits: Xherdan Shaqiri.

L’attaquant de 27 ans est absent. Pas blessé, non, mais «pas à disposition» non plus, pour reprendre les mots du communiqué publié par l’Association suisse de football vendredi, qui précisait qu'«au regard de sa situation actuelle», il «a décidé de se concentrer entièrement sur son club, Liverpool». Le garçon y vit un début de saison difficile sur le banc des remplaçants, qu’il n’a quitté que pour onze minutes du Community Shield début août, et cinq du match de Premier League contre Burnley ce samedi. Et plutôt que de venir glaner un peu de temps de jeu avec la Nati, dont il est un inamovible titulaire, il préfère donc profiter de la trêve internationale pour essayer de se relancer sans quitter l’Angleterre.