L’Essentiel

  • La Suisse a été dominée dans tous les secteurs de jeu.
  • Les choix de Murat Yakin vont être abondamment commentés ces prochains jours.
  • Le Portugal affrontera le Maroc samedi à 16h.

Une défaite historique

Le 6-1 concédé au Portugal en huitièmes de finale est la plus large défaite suisse en Coupe du monde. En 1966, la sélection helvétique de l'entraîneur Alfredo Foni avait perdu 5-0 contre l'Allemagne de l'Ouest en tour préliminaire.

Depuis 1994, la Suisse n'avait encaissé que deux larges revers au Mondial. Sous Roy Hodgson, elle s'était inclinée 3-0 contre l'Espagne en huitièmes de finale en 1994 et sous la conduite d'Ottmar Hitzfeld, elle avait été surclassée 5-2 par la France dans le tour préliminaire au Brésil en 2014.

Une défaite supérieure à 6-1 dans une phase à élimination directe ne s'est produite qu'une fois dans l'après-guerre: 7-1 de l'Allemagne face au Brésil en demi-finale 2014.

Xherdan Shaqiri

C’est toujours difficile de trouver les raisons d’une telle défaite juste après match. On a changé notre plan de jeu et ça s'est mal passé. Je ne peux que m’excuser au nom de l’équipe, nous n’avons pas pu montrer notre valeur, notre vrai visage. Oui, le changement de tactique a été une surprise, mais on doit l’accepter, c’est le choix de l’entraîneur. Malheureusement, ça n’a pas fonctionné.

Murat Yakin saura-t-il corriger sa copie à la pause

L'équipe de Suisse, même si elle s'est procuré deux occasions intéressantes sur un coup franc de Shaqiri à la 30e et une tentative de Freuler à la 38e, est passée complètement à côté de son sujet lors de cette première mi-temps. Désorganisée, perdue et sans cohérence, elle paie peut-être le pari de Murat Yakin de troquer un 4-3-3 éprouvé lors des trois premiers matchs (et durant 6 ans sous Vladimir Petkovic) pour un 3-5-2 qui la Nati semble ne pas maîtriser.

Le sélectionneur doit désormais revoir sa copie.

La Suisse souffre

Mal placée sur la touche qui a précédé le but, et trop passive défensivement (notamment Fabian Schär, qui défendait sur le buteur de Benfica), la sélection de Murat Yakin est comme prise par la nervosité. Le Portugal a frappé trois fois au but en 5 minutes. Le pari du coach de titulariser Edimilson Fernandes dans une défense à quatre – un poste que n’occupe d’habitude pas le Valaisan – était-il trop risqué? Pas si les qualités techniques du latéral d’un soir permettent à la Nati de revenir au score.