L'Essentiel

Rigobert Song (sélectionneur du Cameroun)

C'est un sentiment de déception. On en voulait plus, mais vous savez, le football de haut niveau se joue sur des détails. Il y a eu un relâchement, on prend un but... C'est une équipe qui était jeune, c'est ça aussi le haut niveau. A ce stade-ci, le résultat est important et nous nous sommes mis dans une situation où tous les prochains matches seront déterminants. Au niveau du jeu, on a essayé de produire, on a eu des occasions qu'on n'a pas pu concrétiser, c'est le football. Mais on sait que tout reste possible. Je veux féliciter les joueurs mais leur faire comprendre ce qu'est le haut niveau. Ce sont les détails le plus important, il faut rester concentrés du début à la fin.

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Yann Sommer

La nervosité du début est normale en entrée de tournoi. Le plus important était de commencer avec une victoire, car sur trois matches, si tu ne gagnes pas le premier, c’est déjà chaud. Et je suis très heureux concernant ma cheville, car ces dernières semaines étaient très dures pour moi, surtout mentalement. J’ai tout fait en last minute: hier (mercredi), c’était mon premier entraînement sans douleur.

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Fin de la première mi-temps: une Suisse poussive, un Cameroun intéressant

Fin d’une première mi-temps qui a vu le Cameroun laisser une très bonne impression, sous l’impulsion de Zambo Anguissa au milieu et Choupo-Moting en attaque. La Suisse peine quant à elle à se créer des occasions (aucun tir cadré, deux occasions sur corner) et a été sauvée par une excellente intervention de Widmer devant Toko Ekambi à la 35e.

Placé plus haut sur le terrain – dans un registre similaire à celui qui lui permet de briller à Arsenal –, Xhaka touche moins de ballon et manque dans la construction, en particulier sa capacité à jouer long. Shaqiri, qui n’a plus joué de match depuis plus d’un mois, n’est pas dans le rythme du match.

Déchet technique et danger

Le Cameroun a décidé de laisser l'initiative du jeu à la Suisse. Laquelle parvient à provoquer des décalages et trouver des joueurs dans les intervalles. Mais des erreurs techniques, notamment sur les centres ou les corners, privent pour l'heure la Nati d'occasions franches.

A l'inverse, Choupo-Moting fait tout juste et les «Lions indomptables» sont dangereux quand ils contrent. Yann Sommer encore sollicité, cette fois-ci par Hongla (30e minute)

Une équipe de Suisse expérimentée comme presque jamais auparavant

Avec un onze titulaire affichant une moyenne d'âge de 28 ans et 238 jours, l'équipe de Suisse est la deuxième plus expérimentée en Coupe du monde de toute l'histoire de la Nati. Derrière celle alignée en... 1950 face au Brésil (28 ans et 314 jours).