Elle est la plus prestigieuse recrue de l’équipe équestre britannique, et ce pour une excellente raison: elle jouit du soutien des princes William et Harry, ainsi que de Kate Middleton. Lors d’une conférence de presse dispensée à Greenwich Park, elle n’a pas estimé que de tels fans accentuaient la pression. «Ils font partie de ma famille, pourquoi cela serait-il bizarre?» Zara Phillips est la petite-fille de la reine Elisabeth II et l’épouse de l’ancien capitaine de l’équipe nationale de rugby Mike Tindall. Son sang la prédestinait à concourir un jour sous les anneaux olympiques. Son père, Mark Phillips, avait cueilli une médaille d’or par équipes aux Jeux de Munich, en 1972. Sa mère (la princesse royale Anne) avait participé aux Jeux de Montréal, en 1976.

Elle-même aurait pu se rendre éligible pour les compétitions d’Athènes et de Pékin, en 2004 et en 2008, mais les deux fois son cheval, Toytown, s’est blessé. Avec lui, Zara Phillips a remporté les Championnats du monde de 2006 de concours complet. «Parfois, le plan A ne fonctionne pas, a-t-elle lâché face aux médias. Vous devez donc vous préparer, continuer, essayer encore. Je suis fière d’être ici à Londres, dans ce magnifique décor. Espérons que nous pouvons le rendre encore plus magnifique.» Pour savourer au plus près sa première expérience des Jeux, elle loge au Village olympique: «J’y ai vu Andy et Jamie Murray se balader. C’est drôle d’essayer de savoir quel sport pratique chaque athlète qu’on y croise.» Les petits plaisirs sont aussi accessibles à la noblesse.