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Le fameux «coup de boule» de Zidane à Materazzi lors de la finale de la Coupe du monde de football en 2006, détourné sur l'application Vine par un internaute qui a collé la tête de Rafael Benítez sur celle, historique, du joueur italien. 

Football

Zidane coach du Real: méfiance, méfiance sur les réseaux sociaux

En accédant au banc du prestigieux club madrilène, «Zizou» embarque les rigoleurs avec lui sur le Web. Il fait des heureux, mais il est aussi prévenu: ce ne sera guère facile…

Sur Vine, l’application de Twitter qui héberge de courtes vidéos de 6 secondes, Gilology a publié un joli détournement qui tourne en boucle depuis lundi soir et qui avait déjà été partagé plus de 17 millions de fois mardi à 13 heures. Comme le montre l’image ci-dessus, on y voit Zinédine Zidane donner son fameux coup de tête de 2006 à Marco Materazzi, dont le plaisantin a remplacé la tête par celle de Rafael Benítez, le prédécesseur du génie français sur le banc du Real Madrid.

Lire aussi: Finalement, c’est bien l’heure de Zidane

Le coup de boule, un boulet? Facile, mais il fallait y penser tout de même. Car sur Twitter, même @ZidaneOfficialn’a pour l’heure pas jugé utile de commenter la nomination d’un des plus prestigieux footballeurs du monde à la tête d’un des plus prestigieux clubs du monde. Et sur son compte personnel, @Zidane_Zinedine se contente de confirmer la nouvelle. C’est tout. Le défi étant de taille, la prudence semble être de règle pour le premier intéressé. Ce qui laisse pas mal de champ libre aux autres.

A commencer par tous les farfelus comme Keyzer Söze (‏@keyzer_us), qui livre en exclusivité la réaction d’un pseudo-chef de l’Etat islamique à cette nomination… Ou les amateurs de jeux de mots comme Pierre-Yves McSween (‏@PYMcsween), qui prétendent que «Zizou» aurait «accepté le poste sur un coup de tête».

Victor Banbile Jr (@VictorBanbile) est plus optimiste. Il admire la fulgurante ascension de l’homme dans sa brève carrière de coach, au point d’y voir un «ovni». Ou Michel-Michel-Michel (@LeKouss), qui ose un audacieux rapprochement avec l’actualité en constatant, curieusement, que «l’alliance des twittos autour de Zidane […] est plus efficace que la coalition sunnite de l’Arabie saoudite»… Le lobby kabyle est très expressif sur ce coup- (de-boule) -là.

Pour le reste, les internautes qui commentent les articles recensés dans notre revue de presse sont en majorité très admiratifs et heureux pour leur héros, à qui beaucoup souhaitent de réussir. Mais méfiants aussi, comme JPP sur LeMonde.fr, pour qui «aucun joueur d’exception n’est devenu un grand entraîneur, sauf Johan Cruijff. Et commencer ce boulot au Real, qui consomme un entraîneur par an en moyenne, ce n’est pas gagné!»

Lire aussi: Zinédine Zidane, une légende sur le banc du Real Madrid

Sur Le Figaro. fr, RollParis estime, lui, que «le ver est dans le fruit et le ver, ce sont les joueurs, des gens devenus ingérables, car il y a trop d’argent en jeu». Méfiance, méfiance, donc, encore. C’est d’ailleurs aussi la tonalité générale des lecteurs de la presse spécialisée espagnole, sur une page comme futbol.as.com – du quotidien sportif As – qui énumèrent les tares d’un club qui n’est plus ce qu’il a été ou expliquent à leur manière pourquoi le Barça humiliera encore les Madrilènes, comme lors du fameux 4-0 au stade Bernabéu du 21 novembre dernier.

«Dépucelage»

Eurosport.fr prétend pour sa part dans une jolie formule que «le choc, […] ce n’est évidemment pas tant» de voir Zidane «embrasser cette nouvelle carrière que de subir son dépucelage au Real Madrid». Ce à quoi un de ses lecteurs, SpecialistRmCF, répond dans la même veine que c’est tout de même «excitant». Voilà qui réveille «la planète football»: «Il fallait un changement au Real. A Zizou de prendre ses responsabilités.»

Enfin, Callaghan, sur LePoint.fr, garde en tête «l’image d’un joueur qui a donné un «coup de boule» à un adversaire en finale d’une Coupe du monde». Nous y revoilà… Il est «certainement» aussi «responsable de la perte d’un second titre de champion du monde pour la France suite à son exclusion». Alors, questionne-t-il, «quelle aurait été la réaction de la presse, du public et des sponsors si cela avait été un autre que «Zizou»? Le talent n’excuse pas tout. Aussi je me demande s’il a réellement les nerfs pour ce boulot…»

Quoi qu’il en soit, il l’aurait «assez attendu», ce moment, juge Janklod Pino sur SoFoot.com. Alors, maintenant, écrit-il en conclusion, «c’est quitte ou double».

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