Le club de Suisse centrale a conservé son titre de champion de Suisse à l’issue d’un grand 7e match remporté 3-1. Menés 3-0 au début des play-off, les joueurs de Dan Tangnes ont réussi à revenir et à écrire l’Histoire puisqu’il faut repartir en 1942 et la finale de la Coupe Stanley entre Toronto (vainqueur) et Détroit pour trouver trace d’une telle remontada.

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Symbole de la renaissance zougoise, Dario Simion s’est à nouveau distingué en inscrivant un doublé et en servant Fabrice Herzog pour le 2-1 qui s’est avéré décisif. Mais ce dernier match de la saison a débuté de manière très surprenante avec un goal zurichois encaissé après 62 secondes seulement. Bien servi par Garrett Roe, Justin Azevedo a trompé Leonardo Genoni entre les bottines. Habituellement très sûr, le portier de l’équipe nationale a semblé coupable sur cette action. La logique veut pourtant que Leonardo Genoni ne joue pas une finale, mais qu’il la gagne. Le portier zougois en est désormais à sept titres en autant de finales.

Maîtrise tactique de Tangnes

En jouant dans la même veine que vendredi au Hallenstadion, Zurich a mis une belle pression sur Zoug. On a eu l’impression de revoir les Lions du début de la finale. Mais les joueurs de Rikard Grönborg ont commencé à se montrer trop indisciplinés et face à ce Zoug-là, cela ne pardonne pas. Sur une pénalité infligée à Yannick Weber, les Zougois ont pu égaliser à la 18e. Jan Kovar a trouvé Dario Simion dans le slot pour un but tout en fluidité.

Les deux hommes ont de nouveau été dans la lumière à la 34e, toujours sur power-play. Le puck est passé de la canne de Kovar à celle de Simion pour finalement trouver celle de Herzog. L’ancien attaquant de Zurich et Davos n’a pas manqué son affaire et a expédié la rondelle dans la lucarne.

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Très bons dans la gestion, les Zougois ont attendu que les Lions sortent leur gardien pour inscrire le 3-1 synonyme de titre. Si ce succès couronne la maîtrise tactique de Dan Tangnes, elle met aussi en lumière les carences de Rikard Grönborg. Le coach suédois, deux fois champion du monde avec sa patrie natale, n’a pas trouvé la solution face à son adversaire. Sans trop toucher à son effectif, le coach barbu a montré ses limites. Mais une chose est certaine, cette finale de très haut niveau restera dans les annales.