L'école française du violoncelle se distingue par sa clarté, une volonté de transparence et de raffinement. Un des plus éminents représentants de cette école est Pierre Fournier, dont l'élégance, le son onctueux et le geste racé faisaient merveille. Mais c'est oublier qu'André Navarra (qui a développé une technique d'archet légendaire), Paul Tortelier (inventeur d'une position particulière du violoncelle, tenu presque horizontalement), ou Maurice Gendron avaient des personnalités fort singulières.

L'école russe frappe par la densité du son. On joue dans la corde, c'est un son plutôt gras et riche. Mstislav Rostropovitch, son plus illustre représentant, avait une sonorité immense. Mais ce colosse était aussi capable de nuances infimes. Mischa Maisky, d'origine lettone (il est né à Riga), préconise un jeu très expressif, à la sonorité rude et grasse; ses épanchements frisent souvent l'excès.

L'école hongroise compte d'éminents représentants, comme János Starker, lequel émigra aux USA pour devenir citoyen américain en 1954. Sous sa réputation d'homme glacial se cache un virtuose d'exception, d'une grande sensibilité. Méconnu du grand public mais très respecté, Miklós Perényi marie passion et rectitude.

L'école germanique se distingue par le fondu et la profondeur du son. L'Autrichien Heinrich Schiff en est un bel exemple. L'école asiatique se caractérise non pas par une esthétique particulière, mais par la dextérité et la capacité d'adaptation des jeunes musiciens.

L'école américaineconjugue diverses influences. Leonard Rose, mort en 1984, a joué un rôle essentiel dans la création d'une école instrumentale dans son propre pays. Les Etats-Unis doivent aussi beaucoup à Gregor Piatigorsky, d'origine russe, et à János Starker qui ont émigré dans le pays pour y faire carrière et disséminer leur enseignement: brillant et clarté du jeu.