Entre 1 et 1,5 million de personnes auraient été atteintes de manière plus ou moins sévère par le virus de la grippe porcine jusqu’ici en Suisse. Le nombre des décès dus à la grippe H1N1 se monte désormais à quinze au total. Ces informations proviennent de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

La courbe épidémique est sur le déclin. Les experts s’attendent à ce que la vague d’infections dure encore deux à quatre semaines, a dit jeudi la spécialiste des vaccinations de l’OFSP Virginie Masserey, tout en soulignant que rien n’est cependant certain car ce virus continue à circuler.

La grippe saisonnière, inexistante actuellement en Europe, peut aussi encore venir. Un constat toutefois: l’offensive pandémique de grippe porcine s’est avérée moins virulente qu’imaginé, a admis son collègue Patrick Mathys. Beaucoup de personnes n’ont été touchées que légèrement, voire n’ont rien remarqué de spécial. Conformément aux recommandations émises, beaucoup ne sont pas allées chez le médecin. Moins de jeunes malades

Le recul enregistré concerne surtout les enfants et les jeunes. Quelque 10 000 personnes ont consulté la semaine dernière un médecin pour des symptômes grippaux.

Dans l’ensemble, 480 hospitalisations ont été recensées jusqu’à présent, dont 87 aux soins intensifs. Les trois décès les plus récents sont survenus dans les cantons du Valais, de Berne et de Zurich.

Faisant allusion aux critiques selon lesquelles les Etats auraient surestimé le danger, l’OFSP juge prématuré de tirer le bilan final des opérations. Il est difficile de dire quelle aurait été la situation si aucune mesure n’avait été prise, a fait valoir Mme Masserey.

Cette dernière n’a pas donné de détails sur l’avancement des négociations en vue de la vente ou de la remise à d’autres pays des 4,5 millions de doses de vaccin dont la Suisse n’aura pas besoin. Seule indication: les coûts de stockage des 7,7 millions de doses qui lui ont été livrées sont évalués entre 100 000 et 200 000 francs pour la Confédération. Les chiffres ne sont pas connus pour les cantons.

Des données précises sur le taux de couverture vaccinale font également défaut. D’après les estimations, 15 à 20% de la population suisse se seraient soumis à cette procédure. Ce taux grimperait à 25- 30% dans les groupes à risque, a indiqué Virginie Masserey.