Il faut «mieux sécuriser le chemin de l’école», qui représente un «temps de grande vulnérabilité» pour les jeunes écoliers. C’est l’une des conclusion d’une étude publiée vendredi par l’Institut universitaire Kurt Bösch et la Haute école pédagogique du Valais, et que signale par l’ATS.

L’analyse montre que près de 13% des élèves valaisans de 5e et 6e primaire, entre 10 et 12 ans, ont subi «souvent à très souvent» des insultes, et 12,3% sont fréquemment victimes de moqueries à l’école. 7,2% subissent des bousculades à répétition et près de 6% se bagarrent fréquemment à l’école.

Le propos central de l’étude, qui porte sur 4000 écoliers valaisans francophones et germanophones, était de comparer les résultats avec une enquête semblable menée en France, avec 12 000 enfants du même âge. Dans l’ensemble, les petits Valaisans sont deux fois moins harcelés que leur camarades français. «Malgré la comparaison réjouissante, le nombre d’enfants valaisans sévèrement victimisés est très préoccupant», jugent les auteurs de l’étude.

Sans grande surprise, les garçons s’illustrent à la fois comme agresseurs et victimes. Mais «les filles ne sont de loin pas en reste». Les classes à degrés multiples semblent jouer un rôle protecteur.