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UBS accorde à nouveau de l’argent aux partis politiques

Le numéro un bancaire versera un million en 2012. Mais contrairement à Credit Suisse, UBS pose des conditions. Elle ne soutiendra que les partis qui s’engagent pour la concurrence et l’économie de marché

UBS recommence à donner de l’argent aux partis politiques. La grande banque a avait renoncé après la crise financière de 2008, qui avait obligé la Confédération à lui venir en aide. Dans ce contexte, UBS avait jugé inopportun de continuer à verser des aides financières aux formations politiques. Introduite en 2009, cette règle a été maintenue en 2010 et en 2011. Mais la banque revient à sa tradition précédente. Dès cette année, elle accorde à nouveau un montant global d’un million de francs aux partis.

Cette somme est identique à celle que verse le Credit Suisse. Mais il y a une différence importante entre les deux grandes banques. Credit Suisse a annoncé à fin mars qu’elle répartissait son aide financière d’un million en fonction du nombre d’élus fédéraux et du nombre de députés dans les législatifs cantonaux sans «aucune obligation».

UBS retient aussi le critère de la représentation dans les législatifs national et cantonaux et demande que les partis qui souhaitent bénéficier de son soutien disposent d’assez d’élus pour constituer un groupe parlementaire aux Chambres fédérales. L’aide peut aussi profiter aux formations qui disposent d’un représentant dans un gouvernement cantonal. Tous les partis remplissent ces critères, à l’exception du Mouvement des citoyens genevois (MCG), qui n’a qu’un représentant isolé à Berne et n’à, pour l’instant du moins, aucun siège dans un Exécutif cantonal.

Mais UBS fixe une autre condition, et elle est importante: la banque ne souhaite soutenir que les partis «qui s’engagent clairement pour la concurrence et l’économie de marché», ce qui va sans doute pénaliser les partis de gauche. UBS ne fait aucun commentaire à ce sujet, mais on imagine mal le Parti socialiste, dont le programme politique évoque le «dépassement du capitalisme» répondre à cette exigence. Il convient à ce propos de rappeler que l’acceptation de dons de l’économie privée donne lieu à un débat interne très engagé au sein du Parti socialiste et chez les Verts.

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