Lauriers

Le Champignac d’or pour une journaliste du Temps

Céline Zünd, notre correspondante en Suisse alémanique, est distinguée pour la plus belle perle de l'année 

«Son décès complique le travail de la police, qui n’a pas pu l’interroger». Ce constat vaut à notre journaliste Céline Zünd le Champignac d’Or 2016, dont le palmarès a été proclamé ce samedi à Lausanne. Dans un article paru en août dernier, notre correspondante en Suisse alémanique relatait la meurtrière agression survenue dans un train en Suisse orientale. 

Trente-deux candidats rivalisaient cette année pour les lauriers qui récompensent chaque mois de décembre depuis 1988 les personnages publics ou journalistes «qui se sont particulièrement distingués dans l’art oratoire et leur maîtrise de la rhétorique classique.» 

Cette année, les journalistes sont particulièrement à l’honneur dans le palmarès établi par les lecteurs du journal La Distinction. Le Champignac d’Argent est attribué en effet à notre consoeur Sandra Giampetruzzi, du Régional, pour avoir constaté que «Le manque de mains au sein du comité a fait baisser les bras à plus d’un membre.» 

Des mentions pour les politiciens

Dans ce festival de lapsus et dérapages de langage, les politiciens doivent se contenter d’une mention. Le conseiller d’Etat genevois Luc Barthassat reçoit la mention «Rétroviseur intérieur» pour : «Ce n’est plus quelque chose qui va défigurer notre rade, puisqu’on l’aura dans le dos quand on sera face à elle.» (RTS-La Première)

La conseillère nationale vaudoise Isabelle Moret obtient la mention “Top Chrono” pour la formule suivante: «Tout le monde disait 2030, c’est dans trente ans; maintenant c’est dans 14 ans.» (RTS-Un)

Enfin, la mention «Grand nettoyage» est décernée à la rédaction du quotidien 20 Minutes: «Tout y est passé: le mobilier, la télévision et le pauvre animal de sa partenaire. Un ingénieur de 33 ans a perdu ses nerfs lors d’une dispute conjugale. Il a tranché le cou de la minette avec un couteau avant de balancer à plusieurs reprises sa dépouille sanguinolente contre les murs de leur appartement. Condamné pour cruauté envers les animaux, le Zurichois colérique devra suivre une thérapie. Sa femme semble avoir passé l’éponge.»

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