Cybersquattage

Les entreprises suisses, cinquième plaignant mondial pour le cybersquattage

180 plaintes pour cybersquattage ont été déposées par des entreprises suisses en 2016 à Genève. Cela représente une hausse de près de 7%

Les entreprises suisses ont déposé 180 plaintes pour cybersquattage en 2016 auprès de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) à Genève, en hausse de près de 7%. Le nombre de procédures a augmenté de 10% dans le monde pour atteindre un record de plus de 3 000.

Le terme désigne la pratique qui consiste à faire enregistrer abusivement un nom de domaine identique ou se rapportant à celui d'une marque, un nom commercial, ou une autre dénomination appartenant à autrui.

Plus de 1 200 nouveaux domaines génériques de premier niveau (gTLD) ont été observés. Ils ont constitué 16% des dossiers pris en compte par l'OMPI, a indiqué jeudi l'organisation. Au total, les plaintes ont porté sur plus de 5 300 noms de domaine. La plupart des décisions sont favorables aux marques ou entreprises qui ont lancé ces procédures.

«Nous n'avons pas d'élément sur un scénario qui attire des Etats» dans le cybersquattage pour cibler des entreprises ou d'autres pays, a dit devant la presse le directeur général de l'OMPI Francis Gurry. Parmi les pays des plaignants, les Etats-Unis restent avec 895 dépôts devant la France à près de 450, l'Allemagne à près de 280 ou encore la Grande-Bretagne.

Les entités américaines sont aussi à nouveau celles à avoir reçu le plus de procédures les visant, avec 680 requêtes. Elles devancent la Chine et la Grande-Bretagne. Les sociétés suisses ont été ciblées à 30 reprises, baisse de près de 32%.

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