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L'agriculteur Armin Capaul et  Johann Schneider-Ammann, le 21 septembre 2017
© ANTHONY ANEX

Elevage

Les vaches à cornes s'invitent au Palais fédéral

Vingt-quatre heures après l'élection d'un nouveau Conseiller fédéral, les sénateurs ont repris leurs débats. Au programme ce matin: le soutien financier de la Suisse aux éleveurs qui n'écornent pas leur bétail

La Suisse doit-elle soutenir financièrement les éleveurs qui n'écornent pas leur bétail? Cette question a occupé ce jeudi matin le Conseil des Etats. «Il y a des sujets plus importants», admet la conseillère aux Etats Anita Fetz (PS/BS), disant probablement tout haut ce que la plupart des citoyens doivent penser. Mais son collègue Robert Cramer (Vert/GE) l'a immédiatement corrigé: «on parle de la carte de visite de notre pays. Notre débat aura sur le plan international un retentissement au moins comparable à celui qui a suivi l'élection mercredi d'un nouveau conseiller fédéral». 

Lire aussi:  Les Chambres débattront des vaches à cornes et de la petite paysannerie

De quoi s'agit-il? Un paysan d'origine grisonne, Armin Capaul, a pris son bâton de pélerin pour défendre cette cause: les éleveurs qui détiennent des animaux à cornes (vaches mais aussi taureaux, chèvres, boucs) doivent être soutenus financièrement étant donné que ce bétail a besoin de davantage de places et de soins.

Une question de dignité

Pour lui, c'est une question de dignité: une vache ne possède pas des cornes pour rien mais pour communiquer avec ses soeurs de prairies. Il ne demande pas la lune, mais un franc suisse par jour et par tête de vache. Son initiative populaire a abouti. D'où la procédure parlementaire en cours avant un probable vote populaire. 

Le sujet a tout de même occupé les sénateurs pendant près de cent minutes jeudi matin. L'initiative a été rejetée par 28 voix contre 8 et 8 abstentions mais elle a donné lieu à un échange très prometteur pour la suite. Roberto Zanetti (PS/SO) a notamment rappelé la souffrance de l'animal au moment de l'écornage: «les cornes sont brûlés au fer! Imaginez qu'on vous fasse la même chose chez le podologue. Au lieu de vous couper et de vous limer les ongles de manière adéquate, on les brûle! D'accord, le problème de champignons est résolu à jamais, mais à quel prix!»

Le Conseil national doit maintenant se prononcer. Et Robert Cramer ose espérer qu'il soit plus ouvert, notamment pour élaborer un contre-projet au niveau législatif. Car pour le Genevois, il ne faut pas négliger cette initiative. 

 

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