Qu’est-ce que les Suisses veulent dans leur assiette? Cet enjeu sera l’un des jalons de l’année 2020, durant laquelle plusieurs décisions politiques sur l’alimentation seront prises. Ces décisions sont au cœur des préoccupations des agriculteurs, a souligné vendredi l’Union suisse des paysans (USP) à l’occasion de sa traditionnelle conférence de presse de début d’année, organisée dans une ferme d’élevage porcin et de production céréalière de la région de Worb (BE).

La protection de l’environnement et du climat étant prioritaire aujourd’hui, les agriculteurs suisses sont prêts à se montrer plus écologistes et à produire davantage de produits bios, assure Martin Rufer, qui succédera ce printemps au conseiller national Jacques Bourgeois (PLR/FR) à la direction de l’USP. «Ce ne sont pas les agriculteurs qui freinent ce secteur. Ce n’est pas de leur faute si le bio, qui représente 12% du marché, reste une niche. Ce ne sont pas non plus les grands distributeurs, qui promeuvent avec ardeur le bio et les produits sous labels. Ce n’est que la faute des consommateurs, qui, la plupart du temps, apprécient les produits indigènes pourvu qu’ils puissent les acheter à un prix avantageux», analyse-t-il.