La 50e législature a débuté lundi après-midi. Luzi Stamm (UDC/AG), le doyen de fonction, et la plus jeune nouvelle élue Lisa Mazzone (Verts/GE) ont prononcé les discours d’ouverture au Conseil national.

Luzi Stamm a énuméré pêle-mêle les événements qui ont marqué ses vingt-quatre années sous la Coupole. L’élu de 63 ans a notamment cité la visite en Suisse de Mikhaïl Gorbatchev, l’entrée de la Suisse dans l’espace Schengen, le fou rire de l’ancien conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz ou encore la fusillade au parlement de Zoug.

Cette tragédie montre que les parlementaires peuvent parfois être marqués par des drames et que la Suisse n’est pas à l’abri de tragédies, a-t-il continué. Et quand on regarde la souffrance de la population en Italie, en Espagne ou en France, cela fait souci et on a la responsabilité de faire le maximum pour l’éviter.

Mais l’Argovien, emporté par moments par des élans lyriques, a également tenu à rappeler que la Suisse vit dans un monde merveilleux. «What a wonderful political system», et c’est formidable de pouvoir travailler avec vous, a-t-il déclaré en anglais, faisant référence à la chanson de Louis Armstrong.

Agir ensemble

Lisa Mazzone, âgée de 27 ans, a quant à elle rappelé l’urgence d’agir pour notre planète. «Quel bouleversement faudra-t-il pour qu’il y ait une mobilisation politique?» a-t-elle lancé dans son allocution en français et en allemand.

«Combien de victimes devrons-nous déplorer pour que l’indignation qu’elles susciteront traverse les murs du parlement», a poursuivi celle qui siège pour la première fois sous la Coupole. De l’accès aux ressources naturelles à l’aménagement du territoire, de l’économie à l’énergie, des flux migratoires à la mobilité, «nos problèmes» sont tous liés à l’environnement.

«Certaines décisions que nous prenons aujourd’hui auront un impact durant de longues années», a insisté la benjamine de la Chambre du peuple. Et il est important que la Suisse n’agisse pas seule, mais comme une partie d’un tout.