Le 8 octobre prochain se tiendra, à l'Arena de Genève, un concert en faveur de la lutte contre le paludisme. Cet événement, organisé par l'ONU et la Fondation pour Genève, aura lieu dans le cadre du 60e anniversaire de l'ONU. Le concert fera écho à celui qui s'est tenu à Dakar le week-end dernier à l'initiative du chanteur sénégalais Youssou N'Dour.

Le Festival Africa Live s'est déroulé les 12 et 13 mars dans la capitale sénégalaise. 40 000 à 50 000 personnes se sont rassemblées pour écouter des stars de la world music d'origine africaine, unies pour la lutte contre le paludisme. Etaient présents, entre autres: le Camerounais Manu Dibango, le Canado-Ruandais Corneille et bien évidemment Youssou N'Dour, initiateur du projet en sa qualité de porte-parole de «Roll Back Malaria Partnership», un programme de l'OMS.

Selon le manager africain de Youssou N'Dour, Mady Dramé, le chanteur est très sensible à la pandémie: «Cela fait seize ans que je suis son manager et je ne l'ai jamais vu autant engagé pour une cause. Le paludisme est son ennemi juré».

En prenant connaissance du projet africain de Youssou N'Dour, Marie Heuzé, directrice de l'information de l'ONU à Genève, a eu l'idée, en collaboration avec la Fondation pour Genève et le chanteur sénégalais, de mettre sur pied un concert de la même teneur à Genève durant le mois d'octobre.

Un concert de sensibilisation

L'organisation du concert étant en cours, les musiciens invités qui s'y produiront ne sont pas encore connus. Ni les prix des places. Cependant, on peut d'ores et déjà dire que Youssou N'Dour invitera des musiciens de tous les continents. La volonté de donner une portée internationale à l'événement est bien présente, comme le confirme Tatjana Darany, secrétaire générale de la Fondation pour Genève: «Ce concert est un prétexte pour sensibiliser l'opinion internationale au sujet de la malaria.»

Mais Genève est-il le lieu le plus propice pour organiser un événement dévolu à la lutte contre le paludisme? «Oui, répond Marie Heuzé, on oublie trop souvent que Genève est une grande capitale de la santé.» On y trouve en effet non seulement le siège de l'OMS, mais aussi ceux de grandes organisations de la santé, comme The Global Alliance for Vaccines and Immunization, ou le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Le but de la démarche est, bien évidemment, la récolte de fonds. Mais pas uniquement: «Le message important est de prendre conscience d'un problème et que des solutions simples, comme l'achat de moustiquaires, sont possibles».

La malaria touche près de 600 millions de personnes et en tue plus d'un million par an, la plupart en Afrique.