Le premier volet de la sixième révision de l’assurance invalidité (AI), qui entrera en vigueur au 1er janvier, veut faire retravailler les rentiers. Les associations pour handicapés regrettent que les employeurs ne soient pas associés de manière plus contraignante.

Le but de la révision est de remettre sur le marché du travail 17 000 rentiers AI d’ici 2018. Ils seront soutenus dans leur démarche par les offices AI cantonaux. Selon ses propres données, l’assurance invalidité annule déjà près de 2300 rentes chaque année grâce aux places de travail réoccupées par les rentiers.

Pour parvenir à l’objectif fixé, plusieurs moyens sont mis en place, explique Corinne Zbären-Lutz, directrice de la conférence des offices AI (COAI). L’un d’entre eux serait le placement à l’essai: l’employeur peut tester des personnes pendant six mois sans contrat de travail ni salaire à sa charge. Des allocations d’initiation au travail comme participation aux charges salariales, des aides financières pour l’intégration de l’employé dans l’entreprise, des indemnités et des conseils sont également prévus pour inciter les employeurs à embaucher des bénéficiaires de l’AI.

Selon un message de l’Office fédéral des assurances sociales, la révision des rentes axée sur la réinsertion des bénéficiaires de l’AI devrait permettre d’économiser en moyenne 231 millions de francs par an de 2018 à 2027. (ATS)