C’est à la fois un objectif et une fierté de la ministre jurassienne de la Formation, la socialiste Elisabeth Baume-Schneider : elle veut que tous les élèves terminant leur scolarité aient un projet de formation. C’est d’autant plus important dans un canton économiquement trop dépendant de la sous-traitance, où nombre d’employés âgés sont sans formation. Le Jura aspire à un développement économique fait de davantage de plus-value.

Depuis plusieurs années, le dernier-né des cantons affiche avec satisfaction un taux de jeunes ayant un projet de cursus de formation professionnelle ou académique élevé. Supérieur à 99% depuis 2009. 2012 ne fait pas exception. Sur les 943 élèves arrivés au terme de leur scolarité obligatoire, seuls 8 n’ont pas de projet de formation. Dont deux sont en attente d’une place d’apprentissage, «et ils devraient trouver une solution positive avant la rentrée», souligne le Centre d’orientation jurassien.

Même si elle est statistiquement insignifiante, l’augmentation à six du nombre de jeunes sans projet «doit être observée avec vigilance». Dans le Jura aussi, des situations personnelles et familiales complexes entravent l’entrée dans le monde du travail.

Trois jeunes Jurassiens sur quatre entrent directement dans une filière de formation générale ou professionnelle : 33% intègrent le lycée, une école de culture générale ou de commerce. Les filles y sont surprésentées (40%) contre 26,5% de garçons.

Le nombre de jeunes qui entrent en apprentissage est stable : 42,5% du nombre total (54% de garçons et 30% de filles), dont une majorité entame un apprentissage dual en entreprise. «Il est réjouissant de constater que l’instabilité économique internationale n’a pas d’effet négatif sur l’offre en places d’apprentissage», constate le Centre d’orientation.

Le nombre d’élèves qui entament une 10e année (12e année Harmos) augmente quelque peu, de 207 à 222. Ce sont avant tout des élèves qui ont redoublé durant leur cursus scolaire et veulent l’achever. A noter que vingt élèves ont choisi d’aller répéter leur dernière année scolaire en immersion, dans le demi-canton de Bâle-Campagne.