Les taxes de remplacement versées par les propriétaires de logements ne disposant pas de bunker ou d’abri PC représentent des centaines de millions de francs. Versés dans les caisses des cantons, ces sommes sont censées permettre la construction de nouveaux abris de la protection civile ou bien l’entretien de ceux existants.

Une révision tarifaire

La RTS révèle qu’à ce jour 862 millions de francs patientent dans les caisses étatiques. Selon les calculs du média public, le canton du Valais dispose du montant le plus important, soit 117 millions. «Seuls 600 000 francs en moyenne sont utilisés chaque année», indique la RTS.

Stéphane Coppey, le président de la Fédération des communes valaisannes (FCV) et de la ville de Monthey, se demande «s’il faut garder ce système durant les prochaines décennies», mais estime qu’au nom de «l’égalité de traitement», la taxe de remplacement doit être maintenue. Son montant, en revanche, pourrait être révisé.

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Le conseiller d’Etat valaisan en charge de la sécurité Frédéric Favre explique qu’un état des lieux des abris est en cours de réalisation. «Il faut toujours mettre en corrélation les montants à disposition et le niveau de vétusté d’une installation, indique-t-il. Selon les résultats, on verra si on peut diminuer le montant.»

Toutefois, cette réduction est critiquée par Pascal Aebischer, collaborateur scientifique à l’Office fédéral de la protection de la population, également appelé par la RTS pour réagir. Il rappelle que nombre d’abris construits dans les années 1970 ou 1980 devront être rénovés prochainement. «Il s’agit surtout de remplacer les appareils de ventilation, précise-t-il. Pour cela, les cantons ont besoin d’une grande partie de ces contributions de remplacement.»

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