Ces derniers temps, la conseillère nationale genevoise Stéfanie Prezioso a brillé par son absence à Berne. Souffrant d’une pathologie pulmonaire, elle est considérée comme une personne à risque et renonce donc à siéger au parlement. Alors même qu’une initiative parlementaire vient d’autoriser les élus malades et/ou en quarantaine à voter à distance, elle ne pourra pas en bénéficier, les personnes vulnérables n’étant pas concernées par cette exception. Résultat: l’unique voix d’Ensemble à gauche à Berne n’est pas entendue. Un couac qui vient s’ajouter à la polémique qui avait entouré son accession au Conseil national à l’automne 2019.

A l’époque, Ensemble à gauche espère faire son grand retour à Berne après douze ans d’absence. Stéfanie Prezioso, historienne et professeure à l’Université de Lausanne, fait campagne en tête de liste. Le jour du verdict, surprise, c’est Jocelyne Haller qui est élue. Egalement députée au Grand Conseil genevois, la militante de longue date, qui ne pensait pas être plébiscitée, décide de se retirer. Le premier vient-ensuite, Jean Burgermeister, choisit lui aussi de se désister pour laisser la place à une femme. C’est ainsi que Stéfanie Prezioso obtient son siège au Conseil national sans avoir eu l’aval de la population. Sans groupe politique à Berne, la membre de SolidaritéS intègre la délégation parlementaire des Verts.