Diplomatie

Accord-cadre: deux calendriers difficilement conciliables

Le président de la Confédération Ueli Maurer a rencontré les président(e)s de la Finlande et de la Croatie, les deux pays qui se succèdent à la tête de l’UE. Les rendez-vous de juillet sont-ils utiles?

Avant la pause estivale, les contacts diplomatiques s’intensifient entre la Suisse et l’Union européenne. Le président de la Confédération Ueli Maurer s’est entretenu successivement avec les leaders des deux pays qui président les 28 ces deux prochains semestres. En mai, il s’est rendu à Helsinki, où il a rencontré le président finlandais Sauli Niinistö. Lundi dernier, sans faire de grand tapage autour de cette rencontre, il a reçu à Berne la présidente croate Kolinda Grabar-Kitarovic. Ces entretiens ont permis de confronter les calendriers européen et suisse et de constater qu’ils ne se recoupent pas entièrement, fait remarquer un observateur des relations bilatérales.

La Suisse continue d’une certaine manière de jouer la montre. En juin, le Conseil fédéral a clairement fait comprendre que la conclusion de l’accord-cadre était liée à la votation à venir sur la libre circulation des personnes. L’initiative populaire de l’UDC qui demande son abolition est actuellement traitée par la Commission des institutions politiques du Conseil national. A fin juin, elle a auditionné le comité d’initiative et a invité des représentants des partenaires sociaux et des cantons à venir donner leur avis. Elle reprend ses travaux à la mi-août. Le Conseil national devrait se prononcer en septembre. Puis ce sera au tour du Conseil des Etats. La votation populaire est, elle, prévue pour le 17 mai 2020. Le sort de l’accord-cadre, qui sera forcément soumis au vote populaire, ne sera pas réglé avant cette date. C’est ce qu’Ueli Maurer tente d’expliquer à ses interlocuteurs.