Mercredi 25 juin 2014, entre 7h et 8h du matin, c’est un Didier Burkhalter optimiste qui rentre de Vienne après avoir rencontré le président russe Vladimir Poutine dont il a obtenu le soutien pour la libération d’otages détenus dans le Donbass ukrainien. Dans l’avion, celui qui est aussi président de la Confédération et de l’OSCE cette année-là, n’a guère le temps de se réjouir d’une possible désescalade dans ce conflit. Déjà, le patron des Affaires étrangères doit se replonger dans le principal dossier qu’il pilote, celui des relations avec l’Union européenne (UE). Il s’est fixé un objectif ambitieux: «Je veux renouveler la voie bilatérale pour vingt ans», promet-il.