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Des soutiens des 13 Tigres tamouls accusés. Devant le Tribunal pénal fédéral, Bellinzone, 14 juin 2018.
© Alessandro Crinari/Keystone

Procès

Acquittement et sursis pour les dirigeants suisses des Tigres tamouls

A l’issue d’un procès-fleuve, le Tribunal pénal fédéral n’a pas retenu l’organisation criminelle contre les 13 membres du mouvement indépendantiste. Seule une partie des infractions financières a été retenue contre eux

Le Tribunal pénal fédéral n’a pas retenu l’organisation criminelle dans le procès des dirigeants suisses des Tigres tamouls. Les 13 accusés écopent de peines privatives de liberté avec sursis ou sont acquittés.

L’accusation de participation et de soutien à une organisation criminelle échafaudée à l’issue d’une procédure de neuf ans par le Ministère public de la Confédération n’a pas tenu la route devant le Tribunal pénal fédéral.

Ce dernier a libéré tous les accusés de ce chef et n’a retenu qu’une partie des infractions financières. Cinq d’entre eux ont même été totalement acquittés. Des indemnités pour participation à la procédure et tort moral ont été allouées aux prévenus.

Lire aussi: Le procès des Tigres démarre par un âpre combat juridique

Durant ce procès-fleuve de huit semaines, qui a duré de janvier à mars, la procureure fédérale avait requis des peines allant jusqu’à 6 ans et demi de prison. Les 13 prévenus – 12 Tamouls ou Suisses d’origine tamoule et un Allemand – étaient accusés de participation ou soutien à une organisation criminelle, d’escroquerie, de faux dans les titres, de blanchiment et d’extorsion.

Dans leurs plaidoiries, les avocats de la défense ont invoqué la légitimité du combat des Tigres face à la répression exercée par le gouvernement sri-lankais sur la minorité tamoule. Ils ont aussi avancé que l’argent récolté en Suisse par les accusés pour le World Tamil Coordination Council (WTCC) avait surtout été utilisé à des fins humanitaires.

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